Eodem, p
généraux '. Cette fois plus de promesses vagues, ni de moyens dilatoires. La résolution du gouvernement s'annonce comme définitive et irrévocable. Il contracte vis à-vis de la France un engagement solennel, à échéance fixe. Dans le préambule de Tédit, il s'excuse même de n'avoir pu, malgré son bon vouloir, choisir une époque moins éloignée. L'abandon complet des derniers édits semblait devoir être la suite nécessaire d'une convocation si prochaine. Puisque les États allaient se réunir, n'était-ce pas à eux de statuer sur toutes les questions en litige et de déterminer les réformes à introduire dans toutes les branches de l'administration? Cependant l'arrêt du 8 août se borne à suspendre le fonctionnement de la cour plénière. De la part de Brienne, le sacrifice n'était pas grand. Depuis trois mois, il « se consumait en vains efibrts, en stériles négociations, » sans parvenir à ressusciter une institution mort-née. Au contraire, « le garde des sceaux poursuivait toujours, et toujours avec quelque succès, l'établissement de ce qui lui appartenait dans le nouveau système. Il mettait ses tribunaux en activité, même dans plusieurs villes du Dauphiné, jalouses de l'ascendant que voulait exercer la capitale ^ » Plus opiniâtre que son collègue, Lamoignon ne désespérait point de mener à bonne fin cette destruction des parlements, à laquelle il consacrait une énergie soutenue par la haine. C'est lui probablement, qui a fait insérer, dans le préambule de l'arrêt du 8 août, la déclaration relative au plan de réorganisation judiciaire, présentée par les édits de mai. « Après avoir, y est-il dit, ainsi avancé et déterminé l'époque des États généraux, après avoir suspendu jusqu'à cette époque le rétablissement de la cour plénière. Sa Majesté a la confiance, que si, avec fermeté et constance, quoi-