‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 68 sur 362 · Mémoires, t. IV, p. 54 et suiv · texte numérisé non relu

Mémoires, t. IV, p. 54 et suiv

aussi comptera leur tête Bergasse et Mirabeau. Lafayette ei\ fut un des plus zélés et des plus fermes soutiens. Il n'avait pas assisté à notre première réunion, mais il avait promis à Glavières ses bons offices auprès des ministres. » En effet il tint parole, et, grâce aux relations qu'il continuait d'entretenir avec l'archevêque de Sens, son intervention ne fut pas sans résultats pour l'avenir de la société. » Brienne « avait feint devant lui de voir ^vec douleur l'existence de la traite... Tout cela était de véritables paroles de cour, et Lafayette le savait aussi bien que moi; mais au moins il avait présenté la société sous un aspect inoffensif, et c'était un grand point pour sa tranquillité et son existence, sous un gouvernement encore despotique. »

Lafayette rendit encore aux amis des noirs un autre :genre de services, en leur procurant des adhésions précieuses \ telles que celles des ducs de Larochefoucauld, d'Havre, de Gharrost,et du marquis de Gondorcet. A son tour celui-ci présenta Diétrick, le comte de Rochechouart, le vicomte de Valence, les deux chevaliers de Lameth, etc.. Bientôt à ceux-ci se joignirent : « Lubersac, évêque de Ghartres, Brack, censeur royal et directeur général des traites, le marquis de Beaupoil de Saint-Aulaire (mort pair de France sous la Restauration), le marquis de Pampelune, Lanthenac, Grèvecœur...; » puis des savants comme Lacépède et Lavoisier, des écrivains comme Volney, même « quelques femmes d'un esprit supérieur et d'un cœur voué au bien de l'humanité, telles que la marquise de Baussans, la comtesse de la Seinie et Mme Poivre. » Quand on parcourt les procèsverbaux d'admission, dont quelques-uns ont été conservés, on est fort surpris d'y lire des noms qu'on ne s'attendait pas à rencontrer dans un pareil milieu, ne

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