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612 LA CHUTE DE L'aNCIBN RÉGIME
conséquences politiques, pour n'en pas traiter à part, lorsque l'assemblée nationale s'en occupera. — Une singularité, qui n'a pas été moins défavorablement observée, c'est la différence dans la présentation des trois ordres. Les communes ont été très affectées ; plusieurs groupes se sont aussitôt formés. On a proposé avec quelque véhémence de porter à l'instant même une réclamation au pied du trône, et de représenter au roi combien de pareilles nuances étaient douloureuses pour la partie vraiment nationale des trois ordres. L'avis qui a prévalu a été celui-ci. Le premier sentiment que la vue des communes portera dans l'âme du roi, ne doit pas être pénible, et tel serait, pour un bon prince, l'embarras qui naît de la crainte de désobliger ou d'avoir désobligé. D'ailleurs la présentation est purement facultative et nullement obligatoire ni légale. Le roi reçoit chez lui qui il veut et où il veut. Le code de l'étiquette a été jusqu'ici le feu sacré des gens de cour et des ordres privilégiés, la nation n'y doit pas mettre la même importance. C'est lorsqu'elle demandera que les distinctions humiliantes soient toutes abolies, que les témoignages de respect décerné au monarque, et qui ne sauraient être trop grands, puisqu'un peuple s'honore lui-même en honorant son prince, soient uniformes et universels, parce que les variétés de ce genre ne sont plus un tribut d'honneur, mais un symbole d'esclavage : c'est alors qu'on pourra citer cet exemple récent des rites serviles. Aujourd'hui nous ne sommes que des individus à qui le législateur provisoire n'a pas encore ouvert les lèvres. Eh I quand nous pourrons parler, ne nous occuperons-nous pas de projets plus sérieux que de la nomenclature des escaUers et des salons, par où le maître des cérémonies nous a fait passer. »
Voilà pourtant de quelle étrange manière la cour de