‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 5)Chapitre 317 sur 331 · II · texte numérisé non relu

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qui prenait, à ce titre, le commandement des deux corps, de manière à combiner leur action. Avec d'aussi faibles ressources, habilement employées, le gouvernement maintenait sans peine la tranquillité dans les rues de rimmense capitale. Depuis plus d'un siècle, on ne pouvait citer aucun exemple de troubles, dont la répression eût nécessité de plus grands efforts. Mais les temps étaient bien changés. Il ne s'agissait plus d'émotions passagères ou d'émeutes sans gravité. La révolution d'une part, et la disette de l'autre, ces deux causes réunies menaçaient Paris d'agitations, en face desquelles les anciennes garanties d'ordre devenaient insuffisantes, d'une insuffisance manifeste et presque ridicule.

Ce n'est pas que là véritable population parisienne fût devenue beaucoup plus à craindre. A propos des élections, nous avons déjà fait observer que nulle part, en France, les électeurs n'avaient montré moins d'empressement dans l'exercice de leurs nouveaux droits. Nulle part les classes supérieures du tiers état ne témoignaient moins d'ardeur révolutionnaire. Elles ne songeaient pas plus à provoquer une révolte qu'à y prendre une part quelconque. D'un autre côté, « le bas peuple », s'il faut en croire Sallier *, c était tellement frappé de l'idée de la puissance du gouvernement et de son énergie, que, malgré son indulgenee et ses encouragements, les plus hardis eussent tremblé de se mettre en avant. » Mais, depuis quelques mois, un élément étranger s'était infiltré dans les rangs de la population parisienne. Parmi les moyens que le gouvernement consacrait au soulagement des misères publiques, il imagina d'ouvrir des ateliers de charité *, dans lesquels

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