I. Mémoirt», premiËre édîUon, t. I, p. 3S
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314 LA. CHUTE DE L'ANCIBN HÉGIHB
mesures ', dit-il, très inconsidérées de la part de la cour, le rassemblement des troupes près de la capitale, ta disgrâce des ministres qui avaient embrassé le parti populaire, occasionnèrent l'insurrection du mois de juillet : la nation tout entière se trouva prête à défendre ses représentants, qu'elle crut menacés. * Cette fois, plus d'exafçération, plus de paradoxe, la vérité, rien que la vérité. Oui, la nation tout entière s'est trouvée prête à défendre ses représentants, et, en face de la nation, les partisans de l'ancien régime n'osèrent même pas engager le combat d'une manière sérieuse. Avant d'avoir tenté le moindre effort pour vaincre, ils se tinrent pour battus, et ils ont eu raison.
En vain Malouet prétend ' qu'à cette époque ropinion publique reposait entièrement « sur l'inconcevable pusillanimité du conseil du roi et sur l'extravagante audace de ses ennemis, fondée sur cette seule assertion, accréditée dans toutes les classes du peuple : la cour et les minisires veulent paralyser les États généraux, ils ne veulent pas que le peuple soit libre, et se réunissent, pour l'empêcher, à la noblesse et au clergé *. Quoi qu'en dise Malouet, depuis le 23 juin cette assertion avait pris le caractère d'une évidence manifeste. Laissons à part les grandes questions de liberté, de gouvernement constitutionnel, dont les masses ne sentaient qu'à demi l'importance. Mais supposez n'importe qui venant leur dire, la déclaration du 23 à la main : « Pour complaire aux nobles et aux prélats, le roi n'admet qu'un adoucissement dérisoire aux rigueurs du régime féodal. Pour eux encore, il refuse à tous les Français l'égale admissibilité aux emplois civils et militaires. 11 vient de le proclamer solennellement : voici le texte officiel de sa déclaration. Est-ce là ceque vous voulez? > A ces paroles,
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