Bitl. pari., L n, p
s. Voir au paragraphe l".
I, But. part., L U, p. 34-31.
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PRÉLIUINAIRES DE LA RËVOLdTION DE JUILLET 33&
au Champ de Mars, pour le préserver du contact de la population. Pendant qu'elle était censée combiner des préparatifs d'attaque, elle avait assez à faire de défendre et de garder ses propres troupes. Partout dans la banlieue le même spectacle, les mêmes tentatives de subornation et le même résultat. En province on citait des symptômes non moins signiâcatifs. De tous côtés, sous toutes les formes, la dissolution gagnait l'armée française et menaçait le gouvernement de la terrible catastrophe que lui avait prédite Necker lorsqu'il cherchait à le détourner de sa folle entreprise.
Achevons ce tableau désolant par la réflexion qu'il inspire à un royaliste. € On convient unanimement, dit Rivarol ', que, si le roi était monté à cheval et qu'il se fût montré à l'armée, elle eût été âdèle et Paris tranquille : mais on n'avait songé â rien. Cette armée, en arrivant, manquait de tout; elle fut nourrie et pourvue par ceux qu'elle venait réprimer,... en sorte que, huit jours après leur arrivée, il était à peu près certain que ces troupes n'obéiraient pas. Le roi, en congédiant l'armée, ne consulta sans doute que la clémence, mais il aurait dû la congédier encore en ne consultant que la prudence. On dira peut-être que le roi aurait dû suivre l'armée : ceci suppose un autre système, un autre ordre de choses, et un autre roi. >
En même temps que l'épée glissait des mains du pauvre Louis XVI, l'administration de Paris lui échappait également. Nous avons eu déjà l'occasion de parler de rassemblée des électeurs. Quelques détails sont ici