‹ La chute de l'ancien régimeChapitre 118 sur 126 · Mimoirei,p · texte numérisé non relu

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336 LA CHUTE DE L'ANCIEN RÉeiHE

nécessaires pour faire comprendre l'importance du rdle que cette nouvelle institution était appelée à remplir.

Malgré ses belles promesses de 1787, le gouvernement s'était bien gardé d'introduire la moindre réforme dans l'oi^nisation municipale de Paris. Elle était restée ce qu'elle était jadis, et le corps qui la dirigeait exclusivement se composait d'officiers pourvus de chargea vénales, qu'ils tenaient du caprice de l'autorité supérieure. L'élément électif n'y avait aucune part. Cet état de choses suscitait des réclamations unanimes. Ouvres par exemple, le cahier de la noblesse de Paris inira muros : vous y verrez qu'elle demande avec instance ■ la formation d'un corps municipal vraiment constitutionnel et librement élu dans toutes les classes de citoyens >. Naturellement le tiers état ne demeure pas en arrière. On lit dans son cahier, au chapitre intitulé Municipalité, les deux articles suivants : c Le tiers état demande pour la ville de Paris une administration de membres librement élus par tous les citoyens et formée à l'instar des assemblées provinciales. Toutes les chairs du corps de ville actuel seront supprimées et remboursées sur le pied des dernières ventes, comme l'ont été celles de la maison du roi. » Quelque chose d'encore plus caractéristique, c'est que le corps municipal en exercice, le vieux corps municipal, reconnaît lui-même les vices de son organisation, et va pour ainsi dire audevant d'une réforme qu'il considère comme inévitable <- Autorisé par le règlement du 28 mars 1789 à dresser un cahier spécial, il tient à constater que, sur ce point, il partage les idées du jour '. « L'origine de la constitution municipale, dit-il, remonte aux temps les plus reculés; elle n'a éprouvé, depuis, d'autre change-

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