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PKtiLIHIHAIRBS DB I^ RÉVOLUTION DB JUILLET 341
«ntagonisme. Il n'en fît rien : il ne sut pas profiter des ressources qui s'oflraient à lui; que dis-je? à voir la politique qu'il suivit, on serait tenté de répéter avec M. Droz : Les courtisans et le gouvernement lui-même fournirent des armes à la fougue et à l'ignorance contre la modération et les lumières. >
Les premiers actes de l'assemblée des électeurs, depuis son installation à l'Hôtel de Ville, tendent à prouver qu'entre de meilleures mains elle était véritablement capable de rendre des services précieux. On se rappelle que dans la soirée du 30 juin une foule en délire, partie du Palais-Royal, avait été briser les portes de l'Abbaye et délivrer des soldats justement punis par leurs chefs. En regard de ces scènes de désordre voyez ce qui se passa le lendemain à l'Hôtel de Ville. < Le l" juillet, dit Droz *, un abbé lut aux électeurs un projet d'adresse pour supplier Sa M^'esté dé retirer la déclaration du 23 juin, d'éloigner les troupes, et d'autoriser la capitale à rétablir sa garde bourgeoise. Ce projet, quoiqu'il n'eût rien de contraire aux opinions de ceux qui l'entendaient, fut aceueilli facilement. Les électeurs étaient inquiets de l'irruption que la multitude avait faite la veille dans la prison de l'Abbaye; ils pensèrent que, sur les graves sujets dont on venait de les entretenir, ils pouvaient s'en remettre à la vigilance de l'Assemblée nationale, et qu'ils serviraient mieux la chose publique en faisant des recommandations au peuple qu'en adressant des remontrances au roi. Ils finirent par adopter l'arrêté suivant, proposé par Moreau de Saint-Mary : < L'assemblée des électeurs de la ville de Paris déclare qu'elle ne peut voir sans la plus profonde douleur quelques personnes entraînées par des mouvements inconsidérés, ou cédant peut-être à des insinuations dangereuses, maai-
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fe8(«r des alarmes sur le bonheur public, dont s'occupe le meilleur et le plus chéri des rois, et que TAssemblée nationale De peut manquer de consolider pour jamais, si tous les citoyens s'empressent d'y concourir par une conduite dont la modération et l'amour de la paix doivent être la base. En conséquence, l'assemblée invite, au nom de la patrie, tous les chefs de corporation, tous les pères de famille, tous les Français habitant cette capitale, à répandre partout des sentiments de calme et d'union, enfin à soutenir le caractère d'une grande nation, si justement célèbre par son amour et par sa fidélité inviolable pour un roi. > Voilà quel langage parlaient alors aux Parisiens leurs pi'emiers représentants élus. Ce n'était pas seulement aux clubs du Palais-Royal qu'ils donnaient l'exemple de la sagesse. On peut dire sans exagération qu'aucune autre assemblée, y compris celle qui siégeait à Versailles, na se montra plus ferme envers le désordre que l'assemblée des électeurs.
Pareil esprit les anime encore quand ils ont à se prononcer sur la grande question du jour, celle de l'établissement d'une garde bourgeoise. Tant que cette mesure ne leur a été proposée quepardesénergumèneSr comme Bonneville, ils l'ont prudemment écartée, parce qu'ils ne voyaient qu'une machine de guerre dressée contre l'ancien régime. Bientôt des voix plus dignes de leur confiance la leur présentent sous un autre aspect, conmie la seule ressource dont ils disposent pour assurer la tranquillité publique. C'est à ce titre que Necker lui-même vient de la recommander à l'attention de Baitly. Ainsi comprise, ils l'examiaent, ils la discutent, ils en préparent l'exécution, de manière à la rendre la plus utile et la plus efficace. Les écrivains révolutionnaires ne se sont pas trompés sur le fond de leurs pensées. « Quel était, disent-ils, le but de ces représentants
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