PRÉLIMINAIRES DE LA R&VOLUTION DE JOILLBT
de la commune*? Était-ce défendre Paris?... Était-ce pour faire la police de la ville? Nous verrons plus tard que ce deraier but était le principal de ceux qui les préoccupaient. » Oui, sans doute, le principal, et nous les en félicitons. Ils ne se croyaient pas encore réduits à la triste nécessité de défendre Paris contre la cour, et, tranquilles de ce côté, ils cherchaient le moyen de mettre Paris à l'abri de l'anarchie, nouvelle preuve qu'ils n'entendaient pas pactiser avec elle.
Loin de leur aliéner les sympathies populaires, cette conduite ne fit qu'augmenter la considération presque universelle dont ils étaient entourés. De toutes parts on rendait justice à leur sagesse. Les clubs eux-mêmes subissaient leur influence, et nous avons vu que, lorsqu'il s'agit d'interpréter la lettre du roi relative aui prisonniers de l'Abbaye, c'est à eux que le parti de la violence demanda des conseils, qui furent religieusement suivis. Certes ils n'auraient pas mieux demandé que de persévérer dans cette voie qui faisait leur honneur et leur force. A qui la faute si le cours des événements les força d'y renoncer? Quand le rassemblement des troupes prit des proportions telles, que personne ne put en méconnaître le but et la portée, il fallut bien tenir compte de ce nouveau danger. Aux yeux de l'assemblée des électeurs, comme à ceux de l'Assemblée nationale, une question prima toutes les autres, la question de salut. Dès lors, au Heu de prêcher la modération, elle ne songea qu'à organiser la défense. Non seulement elle se tînt en relations plus étroites avec les claeses de la population parisienne, qui pouvaient au besoin lui fournir des soldats : elle entretint une correspondance active avec toutes les provinces de France. « Et déjà, dit un de ses membres les plus influents *, déjà
i.Hitt.parl.,t.n, p. *1.