‹ La chute de l'ancien régimeChapitre 16 sur 126 · Sodem, p · texte numérisé non relu

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procéder à la vérification de vos pouvoirs, et de terminer le plus promptement qu'il vous sera possible, afla de vous occuper des objets importants que Sa Majesté . voua a indiqués. » Toujours la politique accoutumée, celle du laissez faire, du laissez passer. Après de telles déclarations, qu'on reproche, si l'on veut, à l'assemblée de flotter dans une perpétuelle incertitude, sans chefs, sans direction, livrée à tous les caprices de son inexpérience. Il est évident que son plus grand rhalheur va être de ne jamais sentir au-dessus d'elle la main d'un gouvernement vraiment digne de ce nom.

Après cela, plus de doute, plus d'illusion possible. Décidément le gouvernement de Louis XVI, malgré les avantages qu'il est forcé de reconnaître dans l'usage de la délibération par tête, s'abstient de l'imposer à la nouvelle assemblée. Il laisse aux trois ordres le soin de choisir, chacun de son côté, le mode de voter qui lui semblera le plus convenable, comme s'il ne savait pas d'avance que la diversité de leurs intérêts et le conflit de leurs prétentions devaient nécessairement les empêcher de rien changer à l'ancien ordre de choses'.

Dans les usages de l'ancien régime, le garde des sceaux avait seul le droit de parler en présence des États généraux, parce que seul il y remplissait les fonctions de commissaire du roi. Néanmoins personne n'aurait compris qu'en ce premier jour un ministre aussi influent

i. Lettre de Charles de Bémusal ï Mme de Rémuaat, sa mËre, k Toulouse, 31 mars 1816, t. I, p. 339 ; u Rarement le mal vient primitivement de l'aEsemblëe. Dans un gouvernement, une cbambre Bcnsée ne rendra jamais habile un ministre qui ne l'est pas; un ministre habile rendra raisonnable une chambre déraisonnable. Concluez main-

D'après une lettre de Mme de Rimusat, 13 juin ISIS, t. Il, p. 75, à son Sis, M. de Villèle aurait dit devant elle, dans uue conférence avec M. de Bemusat përe, préret de Toulouse : • Quand des ministres ne sont point forts, il faut toujours penser qu'une chambre sers menée par les plus mauvaises têtes, soit d'une couleur, soit d'une

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