HUl. pari., t. I, p
3. Comparai la réponse que Mme de Slaël fait A cette critique. ContitUr. »w la Rév. fr., t I, p. 153.
t. Bill, pari., t. I, p. 363.
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futures, devez marquer la route de leur bonheur; ij' faut qu'elles puissent dire un jour : c'est à Louis, notre bienfaiteur, c'est à l'assemblée nationale dont il s'est environné, que nous devons les lois et les institutions propices qui garantissent notre repos. > Si ce n'est pas là tout à fait parler de constitution, n'est-ce pas du moins y faire une allusion suffisamment transparente? Un peu plus loin, il revient sur le môme ordre d'idées, et il ajoute * : » Ce serait sans doute considérer les États généraux d'une manière bien limitée que de les voir seulement sous le rapport de la ânance... On aime à le dire, on aime à le penser, ils doivent servir à tout, ces États généraux; ils doivent appartenir aux temps présents et aux temps à venir; ils doivent, pour ainsi dire, observer et suivre les principes et les traces du bonheur national dans toutes ses ramifications ; ils doivent, après avoir bien connu les principes, s'appliquera la recher- (Ae des moyens qui peuvent l'effectuer et le rendre solide. Un vaste champ est encore en friche; mats partout i! promet des fruits salutaires. > Évidemment les États généraux n'avaient pas à se plaindre du rôle que leur assignait Necker. Il n'a cherché ni à le restreindre ni à le rapetisser : il ne leur a pas marchandé la besogne, et, sans sortir du cercle où il avait résolu de s'enfermer, il en a dit assez pour satisfaire les esprits les plus exigeants.
Mais, du moment où Necker s'interdisait le champ de la politique pure, d'où vient qu'au risque de compromettre sa popularité, il se livre à de si longs développements sur la question de la délibération par ordre ou fôr tète? Ne serait-ce pas qu'il l'envisage à son point de vue spécial, et qu'ici, comme d'ordinaire, le financier entraîne l'homme d'État? Dans les premières parties de
\..Bitl.part., l. 1, p. 361.
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a LA CHOTE DE L'ANCIBN RÉGIUB
son discours il venait d'établir que, grâce à ses efforts, le déficit annuel, ce déficit « dont la France et l'Europe ont exagéré à l'envi l'énormité * », se réduisait déjà au chiffre de 56 millions, une bagatelle pour un pays aussi riche. 11 avait même cédé à la tentation d'énumérer les ressources à l'aide desquelles le roi eût pu facilement liquider la situation du trésor, sans convoquer les États généraux. Assurément un prince plus ferme n'aurait eu qu'à proclamer l'égalité de tous devant l'impôt, et à forcer les privilégiés de payer leur quote-part des charges publiques, pour en finir avec des embarras pécuniaires, que sa faiblesse seule rendait inextricables. Puisque Louis XVI reculait devant les moyens de contrainte, même les mieux justifiés, Necber était réduit à chercher une combinaison amiable qui pût aboutir au même résultat. Il savait que, durant la période électorale, les privilégiés avaient déjà fait des promesses, contracté quelques engagements : il ne désespérait pas de les amener à un sacrifice définitif, sauf à leur offrir en échange de les délivrer du fantôme menaçant de la délibération par tète. Ce sacrifice obtenu d'eux, peu lui importait le reste. Avec leur argent il avait de quoi équilibrer son budget, peut-être même davantage. C'est tout ce qu'il souhaitait pour sa gloire : son ambition était satisfaite, celle de la France devait l'être également.
Pour empêcher le tiers état de contrarier ses vues, Necker ne négligeait aucun argument : il ne reculait devant aucune menace. < Tout annonce. Messieurs, * disait-il ' avec une énergie et une netteté qui ne lui étaient pas habituelles, < que, si une partie de cette assemblée demandait que la première de vos déterminations fût un vœu pour délibérer par tête sur tous les