I. Mémoires, L I, p. Si
S. • L'atwndoD Tail par le roi de la véridcatioa dea pouvoirs fut le premier brandon de désordre jeté au milieu de nous. <• Malouet, Mé~ moires, t. I, p. 3S0 [i" édition).
3. • Le roi aurait pu exiger, dès les commencements, que les députés vérifiassent leurs pouvoirs eu sa présence. « Rabaut-Saiut-Ëtienne, Œuvres, p. 39S.
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rogative royale : car les mandats donnés par la plupart des bailliages inspiraient à la cour de justes craintes, et ne lui laissaient envisager la tenue des États généraux que comme une crise dangereuse, dont elle eût ?oulu déjà être sortie. On abandonna donc les trois ordres à eux-mêmes : loin de chercher à les réunir, en leur montrant la nécessité de céder quelque chose de leurs prétentions respectives, on laissa les esprits s'aigrir, l'opinion se former; on entretint la noblesse dans son refus, tandis que Gortis, secrétaire de Necker, exhortait Messieurs du tiers à tenir bon, et les assurait qu'ils seraient soutenus. * On voit par ce dernier trait que Necker, en s'aliénant les sympathies du tiers état, était loin d'avoir conquis la confiance des ordres supérieurs. Ils le supposaient toujours plus dévoué aux intérêts populaires qu'il ne l'était réellement, et les gages qu'il venait de leur offrir ne leur semblaient qu'un leurre destiné à obtenir leur renonciation définitive, sans leur en livrer le prix convenu.
Le tiers état, au contraire, prenait au pied de la lettre le discours qu'il venait d'entendre. Il n'admettait pas qu'après s'être tant engagé, Necker fût jamais tenté de revenir sur ses pas. Entre eux, désormais, le divorce était complet, la rupture éclatante, et, puisqu'on ne pouvait plus compter sur l'appui d'un ministre quelconque, on ne risquait rien d'agir en toute liberté, sans se croire obligé de suivre l'impulsion de personne. « Dès ce moment, dit Rabaut-Saint-Étienne ', commença la lutte. Le soir même, les députés des communes, rassemblés par provinces, convinrent qu'ils se réuniraient dans la salle des États généraux, qu'ils la regarderaient comme la salle nationale, et qu'ils y attendraient les autres ordres pour délibérer en commun. » Quant à la vériûca-