‹ La chute de l'ancien régimeChapitre 27 sur 126 · I. Rëimpresaion de 1791, p · texte numérisé non relu

I. Rëimpresaion de 1791, p

i. Eodem, p. 99.

3. Journal de Pari«, naméro du 30 mai. Mtmoires de Bailly, 1. 1, |>. 43.

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généraux, en se bornant aux fails dont ils pourront se procurer la connaissance exacte, sans se permettre aucune réflexion ni aucun commentaire, M. le garde des sceaux m'a chargé de vous notiiier les intentions de Sa Majesté. » Sans doute cette lettre, prise à la rigueur, était loin de rendre à la presse la somme d'indépendance dont elle ne pouvait plus se passer. En cherchant à masquer leur reculade, les ministres n'étaient parvenus qu'à la rendre ridicule. Mais personne ne s'y méprit. A partir de cette date, les journaux politiques parurent sans autorisation ni censure': aucun ne fut plus inquiété. Mirabeau en était arrivé à ses fins. « Cette marche incertaine du gouvernement, ajoute Bailly, est ce qui a le plus nui dans la Révolution. Cette incertitude dévoilait sa faiblesse, excitait des mécontentements, et a été la source de toutes les défiances qui ont agité et qui agitent encore les esprits '. >

Revenons maintenant aux séances des États généraux. Dès la matinée du. 6 mai, les trois ordres avaient été prévenus, par une affiche officielle, que le local destiné à les recevoir serait prêt « à neuf heures du matin ' «. Le gouvernement n'osait pas ajouter qu'ils trouveraient trois locaux distincts, pour le cas où il plairait aux ordres supérieurs de délibérer séparément, ce dont la cour ne doutait pas. Ce n'était là qu'un secret de comédie. Nobles et ecclésiastiques se rendirent sans hésiter dans les salles particulières qui leur avaient été préparées et qu'ils connaissaient parfaite-

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