‹ La chute de l'ancien régimeChapitre 30 sur 126 · I. Lettre) à m commeltanù, p · texte numérisé non relu

I. Lettre) à m commeltanù, p

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S4 LA CHUTE DE L'aNCIBN RÉGIME

Au surplus, Mirabeau, incapable de la moindre enviç, faisait profession de mettre en lumière tout ce qui pouvait recommander l'assemblée à l'estime de ses concitoyens. Déjà dans une Lettre précédente ' il avait dit : « Nous vous apprenons, messieurs, que chaque jour, dans les communes, a fait paraître et développer des hommes, du courage, des' principes, des talents, en un mot tous les symptômes d'un esprit public très énergique. » La suite allait bientôt prouver qu'en effet, parmi les représentants de la France, il y en avait beaucoup dont elle pouvait être flère.

Cependant la noblesse venait de faire connaître sa réponse aux propositions du clergé. La question devait nécessairement rencontrer, dans ce milieu, des obstacles sérieux. Nommer des commissaires conciliateurs pour s'entendre avec ceux des autres ordres sur le meilleur moyen de procéder à la vérification des pouvoirs, n'était-ce pas revenir, en principe, sur les arrêtés du 6, qui s'étaient prononcés en faveur de la vérification séparée. Depuis ce jour, la commission spéciale avait fort avancé sa besogne. Le 11, son rapporteur était à même d'annoncer que 237 membres étaient déjà vérifiés, et qu'en cet état rien n'empêchait la Chambre de se déclarer suffisamment constituée. Le plus grand nombre des gentilshommes présents tenaient àbrusquer les choses. Ils répétaient sans cesse que les propositions du clergé n'étaient pas susceptibles de produire aucun résultat et que leur inutilité manifeste dispensait même de les prendre en considération. Vainement la miao-

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