I. Versailles, le 38 mai 17B
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suivante : < L'ordre de la noblesse, considérant que dans le moment actuel il est de son devoir de se rallier à la constitution et de donner l'exemple de la fermeté, comme il a donné la preuve de son désintéressement, déclare que la délibération par ordre et la faculté d'empêcher, qui appartient divisément à chacun d'eux, sont constitutives de la monarchie, et qu'il professera constamment ces principes conservateurs du trône et de la liberté ' >. A peine le marquis de Bouthillier avait-il achevé sa motion qu'on en commença l'examen. L'ardeur était 3i grande qu'on ne consentit même pas à interrompre la discussion pour vérifler les pouvoirs des députés de Paris (intra muros), qui demandaient à prendre séance. Quand survint le maître des cérémonies, on ne prit que le temps de lui répondre quelques mots, à la hâte, sans plus s'occuper de la lettre royale que de la députation parisienne. Enfin parurent à leur tour plusieurs membres du clergé, ayant à leur tête l'évéque de Saintes, et venant annoncer que leur ordre s'était empressé de déférer au vœu du roi. Il y avait là de quoi donner à réfléchir. Rien n'y lit. Une fois la députation du clergé sortie, on reprit sans désemparer l'examen de la motion du marquis de Bouthillier. Tous les coryphées du parti des ultras, MM. d'Entraigues, de Pouilly, de Hontesson, de Laqueille et Cazalès, l'appuyèrent successivement, en démontrèrent l'urgence, en proclamèrent la nécessité. Cependant • des objections s'élevèrent : on dit qu'il n'était pas prudent de prononcer sur une question qui n'était pas agitée; que le roi demandait que l'on reprit les conférences interrompues; que, toute voie de conciliation n'étant pas fermée, il ne fallait point y apporter de nouveaux obstacles. Ces raisons auraient pu paraître solides à plusieurs membres. Mais d'Épré-