Proeit-verbal de* téanas de la noblttte, p. lt7-lSl
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88 LA CHUTE DB L'aN'CIEN RÉGIME
mesni! tonna avec (ant de force contre les innovations ambitieuses de Messieurs du tiers, qu'il ramena la majorité à l'opinion du marquis de Bouthillier '. > Sa motion fut adoptée par 197 voix contre 44. La seule concession que les ardents firent à la minorité, ce fut de lui permettre d'inscrire à la suite du procès-verbal les protestations individuelles ou collectives qu'il lui conviendrait d'y joindre '.
Elles aussi, les communes, avaient reçu la lettre du roi et la visite des envoyés du clergé. Au moment qu'elles se croyaient sur le point de sortir d'embarras et de toucher au port, elles se voyaient brusquement rejetées dans une série de difficullés inextricables. La première impression fut très défavorable au malencontreux projet, qui troublait ainsi leurs combinaisons et leurs espérances. D'ailleurs, après l'arrêté de la noblesse du 26, personne ne croyait à l'utilité de conférences quelconques. On n'y voyait qu'un moyen de traîner en longueur et de préparer quelque coup imprévu. D'autre part, « on était un peu inquiet de la proposition des commissaires du roi et de son désir de contribuer directement à l'harmonie; ce directement sonnait mal ' ». Mais aussi on sentait les inconvénients d'un refus. On craignait de s'aliéner à la fois le gouvernement et l'opinion publique, de compromettre l'avenir en aWîchant trop de raideur. Toutes ces réflexions méritaient d'être examinées et pesées avec soin. Elles devinrent « l'objet de la plus importante délibération qu'aient encore eue les communes* ».
Avant qu'elle commençAt, Malouet réclama l'adoption d'une mesure préliminaire. Il fit observer que