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20S LA CHUTE DE l'anCIEH It£âIUB
lectif, qu'un des signataires, Martin d'Auch, licencié en droit, député de la sénéchaussée de Castelnaudary, avait cru pouvoir ajouter à son nom le mot opposant. Un incident si naturel et de si minime importance produisit l'effet d'un scandale monstrueux. Il faut entendre la Ecène à laquelle il donna lieu, racontée par le grave Bailly, pour se faire une idée de l'esprit qui régnait alors, esprit de convictions profondes, enthousiastes, malheureusementaussi d'intolérance regrettable. ■ Dans l'instant, dit Bailly ', il s'éleva un grand tumulte'; une grande douleur avait troublé l'Assemblée...; l'indignation succéda à la douleur, et la fureur s'empara de la plupart des membres. A ce bruit je m'élançai au milieu de la foule et sur la table, pour dominer et être entendu. Après m'étre fait expliquer le fait dont j'étais confusément instruit, je fis approcher M. Martin d'Auch. Il me répéta ce qu'il avait déjà dit, qu'il ne croyait pas pouvoir jurer d'exécuter des arrêtés qui n'étaient pas sanctionnés par le roi. Je lui répondis que l'Assemblée était dans ses principes, qu'elle reconnaîtrait toujours la nécessité de la sanction du roi. Je lui remontrai que les résolutions ultérieures de l'Assemblée et celles du serment actuel n'étaient pas des actes qui parussent susceptibles de sanction. Il persista. ...Je lui dis que chaque député avait sa conscience et était maître de son opinion, mais qu'il ne lui était pas permis d'associer son opinion particulière à l'opinion de l'Assemblée; qu'il pouvait refuser sa signature à un avis qui n'était pas le sien, mais non le motiver sur l'acte du procès-verbal; que la protestation d'un individu ne pouvait y être insérée qu'après une délibération expresse. Cela dit, je le fis retirer, pour qu'il ne restât pas exposé aux suites d'une indignation bien légitime, et je le Us sortir par