‹ La chute de l'ancien régimeChapitre 63 sur 126 · I. HUI. de la Rén. fr., t. I, p · texte numérisé non relu

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sans de larges compensations, à faire accepter par les communes les restrictions qu'il voulait introduire dans le système de la réunion des ordres. Sans attacher autant d'importance qu'elles le méritaient aux affaires qu'il excluait de la délibération par tête, il savait que le tiers état ne renoncerait pas sans peine à iniluer sur leur solution. Pour l'y décider, il imagina de lui offrir à son tour toute une série de concessions et de réformes, qu'il énumérait dans une déclaration distincte, spécialement consacrée à lui faire connaître les intentions durci. Six mois plus tôt, il n'est pas douteux qu'un pareil cadeau n'eût été accueilli par tout le royaume avec des transports d'enthousiasme et de reconnaissance. La question était de savoir si Necker se rendait un compte exact des exigences du moment. Ce qui eût comblé les vœux populaires avant l'ouverture des États généraux , avant les premières luttes engagées, avant les premiers succès de ''assemblée des communes, suffirait-il à satisfaire des prétentions toujours croissantes et à rétablir le calme dans les esprits surexcités? Quant à Necker, convaincu de la sagesse de ses combinaisons, n'osant pas ou ne voulant pas aller plus loin dans la vole du progrès, il se flattait de parvenir au but sans étendre la limite des sacrifices. Aussi, rappelant plus tard ce qu'il s'était proposé de faire afin de désintéresser l'opinion publique, il n'a pas craint de dire ' : « Lorsque je me servais de l'autorité du roi pour décider les deux premiers ordres à délibérer avec le tiers état sur les affaires d'une utilité générale, et pour abroger formellement les privilèges en matière d'impositions, et pour annoncer l'admission de tous les citoyens aux emplois civils et militaires, loin de sacrifier cette autorité, je la relevais, en ménageant au roi le moyen de prescrire ce que la force des choses

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