‹ La chute de l'ancien régimeChapitre 79 sur 126 · Mémoires, 1. 1, p · texte numérisé non relu

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26i LA CHUTE DE L'AMCIBN KÉfllHB

dans la main de chacua des députés dispersés, une loi qui avertit que la nation était existante pour venger ses représentants, et qui effrayât ceux qui penseraient à se rendre les instigateurs de toutes mesures arbitraires ou violentes. » La plupart des membres suivirent l'exemple de Bailly, et, à la suite d'un court débat, la motion fut adoptée par une majorité de 493 voix contre 34. Après quoi la séance fut levée et remise, comme d'habitude, au lendemain neuf heures du matin.

Pendant que l'Assemblée nationale protestait, par ces mesures énergiques, contre le coup qui venait de l'atteindre, la majorité de la noblesse, se considérant comme victorieuse, en témoignait sa joie par des démonstrations bruyantes. Un grand nombre des membres de sa chambre décidèrent de se rendre au château, afin d'y porter l'expression de leur reconnaissance. « Le duc de Luxembourg, dit Ferrières ', les mena chez M. le comte d'Artois; la noblesse lui devait la séance royale, il était juste de l'en remercier. Le comte d'Artois reçut les députés avec sa politesse et ses manières gracieuses accoutumées : il parla modestement de ce qu'il avait fait. Les députés allèrent ensuite chez Monsieur; ce prince politique et limîde refusa de les recevoir. On proposa de monter chez la reine; ce n'était pas à elle que l'on avait le moins d'obligation. La reine sortit dans le salon de jeu ; elle tenait Madame par la main : elle portait le jeune Dauphin sur son bras. Tableau délicieux d'une mère ! Douce expression de la nature ! La reine présenta M. le Dauphin aux députés, leur disant,

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