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280 LA CHOTE DE L'aNCIEH RÂGIHB
A prendre ces divers actes au pied de la lettre, ils ne constituaient qu'une nouvelle application de la déclaration du 23. Voyez en effet : le roi, dans ses lettres, aussi bien que le conseil dans son arrêt, invoquent sans cesse les articles de cette déclaration comme ceux de la loi qui doit tout régir. Le roi ne manque pas de rappeler aux ordres supérieurs l'acceptation volontaire qui les lie. Il prend soin d'ajouter que l'invitation qu'il leur adresse ne s'applique qu'aux matières d'intérêt général, et, par conséquent, ne s'éloigne pas des cas prévus par ladite déclaration. Néanmoins le trouble des esprits était tel, que, même présentée sous cet aspect, même réduite à ces termes, la démarche royale prit, aux yeux de l'aristocratie, le caractère d'une usurpation menaçante. Nobles et prélats y voyaient une première atteinte au principe de la division des ordres, dont ils avaient fait un article de foi. Ils croyaient y sentir la trace de l'influence de Necker, dont te maintien au contrôle général n'avait cessé d'exciter leur défiance. De son côté, le tiers état ne savait comment interpréter les actes qui le surprenaient à l'improviste. Il espérait y trouver l'occasion d'un nouveau progrès, d'un pas décisif vers cette unité législative qu'il poursuivait avec tant d'opiniâtreté. Pour tous les partis, les lettres du roi semblaient avoir une importance qui explique l'émotion avec laquelle elles furent accueillies. Reste à savoir ce qu'elles signifiaient au juste, quelle était leur origine, et quelle pensée secrète les avait inspirées.
Sans réclamer positivement l'initiative de la détermination prise par Louis XVI, Necker se vante de l'avoir ■ hâtée par ses instances », avec le concours des < ministres prudents et fidèles ' > qui partageaient sa manière de voir. Il expose en ces termes les motifs qu'il a