‹ La chute de l'ancien régimeChapitre 89 sur 126 · I. Rûl. de la Rév. />-., t. I, p · texte numérisé non relu

I. Rûl. de la Rév. />-., t. I, p

D,g,t7„lb,.GOOgIC

LE SERMENT DU JEU DE PAttUE 281

soutenus à l'appui de son opinion', i Après la séance du 23 juin, la clameur publique et le mouvement des communes rendirent chaque jour plus nécessaire la réunion des trois ordres. Quarante-sept membres de la noblesse et un plus grand nombre de députés ecclésiastiques avaient déjà pris séance à la chambre du tiers état et s'étaient associés à ses délibérations. Ils avaient été couverts d'applaudissements; et dans le même temps on commençait à insulter les députés des deux premiers ordres qui s'étaient le plus fortement prononcés contre toute espèce de réunion. II n'y avait plus un moment à perdre pour arrêter de grands excès : il n'y avait plus un moment à perdre pour ménager au prince une part d'autorité dans une disposition politique que la nécessité commandait, et pour sauver en apparence le relief et la considération du trône. » D'ailleurs Neclier n'était pas revenu de l'illusion qu'il avait toujours nourrie. Il supposait toujours que les ultras de la noblesse et du clergé, maigre tant de déclamations bruyantes, « instruits parfaitement de l'impuissance où était le roi de combattre par la force un vœu général, désiraient en secret un ordre de sa part, un ordre qui leur permit de céder honorablement à l'empire des circonstances... * » Il pensait même qu'un ordre positif n'était pas nécessaire, et qu'une simple invitation, convenablement présentée et habilement appuyée, suffirait pour atteindre le but.

De son côté, Barentin accuse formellement Necker d'avoir obtenu de la faiblesse de Louis XVI la démarche du 27 juin. « Sa Majesté ', dit-il, devait d'autant moins ■être en garde contre son ministre, qu'il venait de lui réitérer les assurances d'un dévouement éternel. Elle

Page 1