I. Édition de Lescure, p. ^^■W
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subie la veille et celle qui l'attendait le lendemain, n'en parvint pas moins à décider le roi avec une promptitude et une facilité qui auraient dû lui donner à réfléchir.
II ne rencontra pas plus d'obstacles pour régler la forme qu'il n'en avait rencontré pour le fond. Afin d'assurer le succès des lettres d'invitation adressées à la noblesse et au clergé, il pria Louis XVI de les remettre lui-même au cardinal de Larochefoucauld et au duc de Luxembourg, en les accompagnant d'explications verbales qui ne laisseraient aucun doute sur la fermeté de ses résolutions. Ce prince obtempéra sans hésiter à ce nouveau vœu, et manda aussitôt les deux présidents. < Ceux-ci trouvèrent, dit M. de Barentin ', Sa Majesté avec la reine et le comte d'Artois, persuadés que la réunion des ordres était commandée par les circonstances et intéressait la sûreté personnelle du roi. Ils cherchèrent en vain à dissiper des craintes inspirées par ceux qui désiraient la confusion des ordres. » Battus de ce côté, ils invoquèrent les prétendus intérêts de la couronne '. C'est alors que le duc de Luxembourg prononça les paroles que nous avons eu déjà l'occasion de citer, f Votre Majesté n'ignore pas quel degré l'opinion publique et les droits de la nation décernent à ses représentants; elle est telle, cette puissance, que l'autorité souveraine dont vous êtes revêtu demeure muette en sa présence. Ce pouvoir sans bornes existe avec toute sa plénitude dans les États généraux,,.. Mais la division en trois chambres enchaîne leur action et conserve la vôtre. Réunis, ils ne connaissent point de maîtres : divisés, ils sont vos sujets. » Rien n'ébranla la résolution du roi. * Monsieur de Luxembourg, répondit-il d'une