Barentin, Mémoire autographe, p
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s'entendre avec le clei^é pour se rendre ensemble dans la salle des États généraux '.
Le parti de l'ancien régime a souvent reproché au comte d'Artois son intervention dans cette circonstance comme un acte de faiblesse et presque de trahison. Aussi M. de Barentin a cru nécessaire de la Justifier; il l'a fait en ces termes * ; < L'opinion ferme et prononcée de ce prince, tant avant que depuis l'envoi de ce billet, démontre que ce ne fut pas légèrement, et sans de puissantes causes qu'il s'y décida ; les instances, la volonté même très expresse de son frère auraient été sans doute des motifs suffisants; mais j'ai su depuis, d'une manière certaine, que des raisons d'État et des considérations majeures avaient déterminé cette démarche». Que signifient ces-mots, je le demande, sinon que le comte d'Artois connaissait tes combinaisons secrètes de la cour, qu'il espérait arriver par elles à ce qu'il croyait être le salut de l'État, et qu'il n'appuya l'invitation faite à la noblesse que parce qu'il vit un moyen d'assurer la réussite de projets dont il était un des principaux instigateurs. C'est là sans doute une excuse péremptoire aux yeux des partisans de l'ancien régime. Car Barentin a maintenu son assertion et conservé ce passage de ses Mémoires, malgré les protestations qu'il a provoquées de la part du prince lui-même. Il a voulu conserver à l'histoire la trace des arrière-pensées qui dirigeaient alors la conduite de la cour.
Laissons maintenant Necker se vanter du succès qu'il croyait avoir obtenu, et célébrer les transports de joie que la réunion apparente des ordres provoqua dans Paris,