‹ La chute de l'ancien régimeChapitre 94 sur 126 · I. Droz, l. Il, p. 19S · texte numérisé non relu

I. Droz, l. Il, p. 19S

s. Mimoirt autographe, p. 3i£).

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et surtout à Versailles. Les transports résultaient d'illusions qui ne tardèrent pas à s'évanouir '. Dès le 27 l'attitude qu'affectèrent les membres de la noblesse et du clei^équi vinrent se présenter à l'Assemblée nationale avait témoigné de la contrainte à laquelle ils cédaient avec une répugnance visible. Leurs anciens présidents, le cardinal de Larochefoucauld et le duc de Luxembourg, ne cherchèrent pas à dissimuler leur mécontentement et leur aigreur. A la fin de la séance, l'Assemblée s'était ajournée au 30 juin ; elle ne siégea ni le 28 ni le 29. Il faut entendre Bailly ' raconter les paériles obsessions dont il fut l'objet durant cet intervalle. On voulait le contraindre à ménager par des concessions de tout genre la susceptibilité des nouveaux réunis. A partir du 30 commença une interminable série de protestations, tantôt individuelles, tantôt collectives, et par lesquelles tantôt le clergé, tantôt la noblesse, s'efforçaient d'enlever à leur démarche le caractère d'apaisement et de concorde que le roi semblait avoir voulu leur donner. « Pouvait-on dire qu'il y eût réunion '? C'étaient toujours des ennemis, qui maintenant étaient dans la même salle, se voyaient, se coudoyaient. Le clergé avait fait expressément ses réserves. Les protestations des nobles arrivèrent une à une, comme autajit de défis et remplissaient les séances. Ceux qui venaient ne daignaient pas s'asseoir; ils erraient, se tenaient debout comme de simples spectateurs. Ils siégeaient, mais ailleurs, dans un conciliabule. » Une dernière délibération de la noblesse acheva de déchirer tous les voiles. Dans la soirée du 3 juillet, 132 membres de la noblesse se réunirent dans leur salle particulière, et là 89 des plus ardents prirent un arrêté par lequel ils déclaraient qu'ils

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