‹ La chute de la royauté 10 août 1792Chapitre 10 sur 35 · On lit dans les Mémoires de Louvet · texte numérisé non relu

On lit dans les Mémoires de Louvet

« Danton , qui s'était caché pendant le combat, parut après la victoire, armé d un grand sabre et marchant à la tète du bataillon iiiarstMll iis comme s'il oùt été le héros du jour, n

iMais Louvet peut étro suspect en parlant de Danton; écoutons les confidences de Luc i le Desmoulinâ, qui ne saurait l'être en parlant de i'ami intime de son mari :

« Danton vint se coucher. U n'avait pas Fair fort empressé;

Étaient-ce au moins des individus jouissant auprès de leur propre parti de quelque notoriété ou de quelque estime?

Parcourez la liste des prétendus commissaires, parmi ceux qui sortent un peu de l'obscurité, vous y verrez le journaliste Robert, l'instituteur Léonard Bourdon, Rossignol, aujourd'hui ouvrier paresseux, demain lâche général ; des hommes de loi de la pire espèce, de ceux que M. Michelet appelle les scribes du ruisseau, comme Lbuiliier et ïruchon ; des hommes de sac et de corde, comme l'ancien commis aux barrières Huguenin et le vendeur de contremarques Hébert; des prêtres apostats, comme Bernard et Xavier Audoin; le cordonnier Simon, le futur bourreau de l'enfant royal; Gailly, Lenfant et Duffort, les futurs collègues de Marat, de Panis et de Sergent au comité de surveillance de septembre. Le reste, c'est rinconnu!... Et voilà les hommes qui disposèrent, dans une nuit de funeste mémoire , des destinées de la 1 rance 1

il ne sortit presque point. On vint le chercher plusieurs fois, enfin il partit pour la Commune. Danton revint et fut se jeter

sur son lit. Camille revint à une heure, il s'endormit sur mon

épaule. Le grand jour étant venu (cinq heures du matin, à cette époque de Tannée:, Camille se coucha. » On voit jiar la suite du récit que Camille Dosmouiius ne quitta de nouveau Lucile que vers neuf heures du matin.

Pendant que les prétendus commissaires des sections s'organisent à petit bruit dans leur salle, entrons dans celle où le conseil générai de la Commune siège depuis plusieurs heures.

Le conseil est loin d'être au complet; car, nous l'avons vu plus haut , un grand nombre de membres se sont chargés d* aller visiter les diflérentes sections et de leur prêcher la concorde et la paix. En revanche, les tribunes établies autour de la salle ^ regorgent de spectateurs ; on les a choisis avec soin pour exercer sur les membres de la Commune une pression incessante, arracher à leur faiblesse les arrêtés indispensables au triomphe de l'insurrection.

Cousin, professeur au Collège de France, préside à la place de Pétion, qui s'est rendu au Château. Le savant physicien jouissait alors de la faveur populaire ^ ; jaloux de la conserver» il laisse les tribunes

4 . Le conseil général de la Commune siégeait dans la salle dite du Trône, dont les croisées donnent sur la place de Grève.

La salle oocisfe encore dans If>s mémos dimensions; c'est la seule partie conservée de l'ancion Ilotel de Ville. t. Il n'en jouit pa*^ longtemps, car nous avons trouvé, à lu

conduire les débats. Celles-ci ne se font pas faute d'invectiver ceux des municipaux qui osent opposer ^ quelque résistance aux motions incendiaires émises à chaque instant. Le scandale devient si grand que rofficier municipal J.-J. Leroux, après avoir plus d une lois vainement prié le président d'imposer silence aux interrupteurs, se tourne lui-même vers les tribunes et les apostrophe ainsi :

(( 1^ vous êtes dans l'intention d'exécuter vos menaces, vous êtes en force ; descendez et sacrifiez vos magistrats; ils sont à leur poste; mais si vous êtes incapables d'un crime, sachez porter au conseil le respect que vous lui devez. »

Tant de courage réduit pour un instant les tribunes au silence, mais les menaces se renouvellent biendate du 9 et du 12 décembre 1792, les deux arrêtés suivants de la sectioD du Pantbéon français, à laquelle Cousin appartenait :

« L'assemblée générale el permanente de la section du Panthéon français, considérant que le citoyen Cousin a perdu sa confiance et qu'elle l'a déjà annoncé à tout Paris;

« Arrête qu'elle lui retire les pouvoirs qu'elle lui avait donnés pour la représenter à la municipalité.

«Dardel, président; Damour, secrétaire.

« L'assemblée arrête qu'elle invite ses commissaires et la commune provisoire à faire rendre les comptes au citoyen

Cousin, dans le plus bref délai.

« Dard£l, président; Damour, secrétaire. »

Cousin ne périt pas dans la tourmente révolulionn'aire , mais il resta en prison pendant toute la Terreur.

tôt et deviennent de plus en plus vives. Le nombre

des hommes à face patibulaire s'augmente à mesure que la nuit s'avance. Le président s'aperçoit que J.-J. Leroux se trouve persomiellcment exposé aux violences des spectateurs, il se bâte de l'y soustraire en l'envoyant, avec trois de ses collègues, Lesguiilez, Ândré et ûesmousseaux, à l'Assemblée nationale pour lui rendre compte de Tétat de Paris, et au Château pour retrouver le maire, dont les meneurs commencent à trouver l'absence bien longue.

Tandis que le conseil général continue à s'affaiblir par suite de missions publiques et peut-être de désertions secrètes, la réunion des soi-disant commissaires des sections commence à Mre sentir sa présence. Des commuuications fréquentes s'établissent entre eux et les représentants légaux de la ville. Le conseil, succombant à la fatigue physique, moralement subjugué par la pression des tribunes et par les suggestions incessantes des commissaires, n'est bientôt plus qu'un corps inerte que le conciliabule insurrectionnel fait agir et manœuvrer au gré de ses caprices.

XXU.

Deux objets essentiels devaient naturellement préoccuper les conspirateurs : être assez forts à l'Hôtel de

Ville pour y commander en maîtres, rendre libre le chemin des Tuileries par la désorganisatiioa des plans du commandant général.

Aussitôt qu'ils se trouvent réunis en nombre à peu près suliisaiit, les commissaires invitent chacune des sections afiidées à leur envoyer vingt-cinq hommes bien armés. Puis, ils établissent une correspondance incessante entre le dedans et le dehors de la mmson commune, afîn que les complices qui se tiennent sur la place puissent facilement appuyer de là ce qui se prépare à Tintérieur.

Ces premières précautions prises , on ne s'occupe plus que du commandant général et de ses plans.

Nous l'avons déjà dit, Mandat avait établi des postes de gardes nationaux aux têtes de pont, dans le but d'empêcher toute communication entre les deux rives de la Seine, et par conséquent de rendre impossible la réunion des deux courants populaires descendant du faubourg Saint-Antoine et du faubourg Saint-Marceau. Au Pont-iNeuf, se trouvait le grand parc d'artillerie de réserve ; de là seulement, on pouvait tirer le canon d'alarme. Ce poste important était conlié aux gardes nationaux de la section Henri IV, dévoués à la cause de l'ordre et commandés par un officier très-solide et très-résolu, le commandant Robert.

Vers le milieu de la nuit, se présente, au terreplein du Pont-Neuf, un personnage à moustaches retroussées, à la face sinistre; il porte l'uniforme de sergent de canonnier ; des poches de son gilet sor-

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leût des crosses de pistolet; trois ou quatre individus d'allures aussi suspectes le suivent. L'homme aux pistolets déclare au commandant Robert qu'il est chargé par la section Mauconseil de lui donner communication d'un arrêté qui le requiert de tirer le canon d'alarme. Naturellement, le commandant refuse avec mépris de se soumettre à un tel ordiei émané d'une pareille autorité et transmis par un semblable délégué. Le sergent de canonniers et ses acolytes sont appréhendés au corps; Técrit dont ils sont porteurs est saisi et transmis au bureau central de police, de là, au conseil de la Commune.

Mais bientôt surviennent deux ofliciers municipaux, ceints de leurs écharpes: ils lisent à Robert la pièce suivante :

« Le conseil municipal charge MM. Hu et Baudouin, deux de ses membres, de se rendre sur-le* champ au poste Henri IV et de faire mettre en liberté les quatre citoyens de la section Mauconseil qui s'y trouvent détenus.

« Cousin, doyen d'âge ; Royer , secrétaire. »

Le commandant hésite un moment ; mûs n'osant

pas entanier une lutte inconstitulionnelle avec la Commune, il se décide à mettre ses prisonniers en liberté: seulement il se garde bien de tirer le canon d* alarme, et il excite les gardes nationaux qui l'entourent à défendre leur parc d'artillerie contre n'importe quels assadlants. Se doutant qu'il ne doit pas étrt

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sieul exposé aux menaçantes injonctions des insurgés

et aux faiblesses du conseil général , il se met en rapport airec le chef du bataillon du quai des Augustins, Wille, posté au pont Saint -Michel. Celui-ci lui fait répondre qu'il ne demande pas mieux que de remplir son devoir, mais qu'il vient de recevoir la visite du commandant des fédérés marseillais S et que celui-ci l'a sommé de livrer passage à sa troupe : a Mous passerons d'une manière ou d'une autre « » avait dit à Wille le chef des insurgés. Sur cette nouvelle, Robert se prépare résolument au combat; il range ses hommes en bataille et fait pointer ses pièces. Soudain reparaissent les deux mêmes délégués du conseil général, assistés d'un troisième, d'opinions encore plus prononcées, Osselin; ils sont porteurs d'un nouvel arrêté ainsd conçu ;

« Le conseil général, s'étant fait rendre compte de la disposition actuelle des canons sur le Pont-Neuf,

« Révoque et annule tout ordre qui aurait pu être donné par le commandant général , charge MM. Osselin, Hu et Baudouin de faire exécuter le présent arrêté et, en conséquence, de faire rentrer les canons dans le parc d'artillerie.

« Cousin, président; Rov£r, secrétaire. »

4. Les fédérés marseillais étaient casernes tout près de là, aux Cordeliers, aujourd'hui rËcole-de-Médecine. Ils y avaient été transférés de la caserne de la Nouvelle-France qu'ils avaient ^ d'abord occupée.

Le commandant Robert avait écouté avec la plus vive indignation la lecture de l'ordre qui venait de lui être donné sous le couvert de l'autorité civile. Il le communique aux gardes nationaux et aux canonniers qui l'entourent ; tous lui répondent : a Mous maintiendrons nos pièces en batterie tant que sonnera le tocsin. » Les trois oiliciers municipaux insistent, ils rappellent la loi qui confie la police de la cité au conseil général ; les gardes nationaux , ignorant ce qui se passe à THôtel de Ville, cèdent par un respect aveugle de la légalité et retournent leurs pièces braquées sur la rive gauche. Réduit à Timpuissance, Robert avertit immédiatement le commandant général et lui mande que , si la descente des faubourgs a lieu, il se bâtera de battre la générale.

De retour à la maison commune , les municipaux rendent compte de leur mission. Les canonniers ont retourné leurs pièces, c'est déjà quelque chose ; mais on peut craindre que des ordres du commandant général ne les leur retirent d'un moment à l'autre, s'ils parussent disposés à laisser passer Tinsurrection.

Un nouvel arrêté est arracbé à la faiblesse toujours croissante des municipaux et immédiatement transmis aux chefs de poste :

« 40 août i79âl.

(( Le conseil général arrête que les canons de chaque batsâllon ne seront ôtés aux canonniers que sur un ordre écrit de la municipalité.

« Cousin» président; Roybr, secrétaure. »

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Le plan de défense était, on le voit, déjà fortement

troublé ; mais, pour compléter cette désorganisation, il fallait s'assurer de la personne du commandant général lui-même. Déjà, plusieurs fois dans la soirée, le conseil avait fait dire à Mandat de venir prendre ses ordres; mais celui-ci, croyant sa présence indispensable au poste le plus périlleux, était resté aux Tuileries et avait toujours évité de répondre aux invitations qui lui avaient été transmises au nom de la municipalité.

Sous la pression des meneurs, le conseil réitère ses injonctions avec une nouvelle et plus vive insistance. Le commandant général ne pourra pas se dispenser d'obéir.

Pendant que de si graves événements se passent dans Paiis, que de plus graves encore se prépaient à l'Hôtel de Ville, que fait l'Assemblée nationale?

Dès onze heures du soir, au bruit du rappel battu dans plusieurs sections , quelques députés se réunissent sans convocation et prennent séance sous la présidence provisoire de Pastoret. On voit aussitôt se dessiner les tendances des deux côtés de l'Assemblée. Bazire, Broussonet et Gharlier paraissent suc-

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cessivement à la tribune. Bazire (de Textrême gauche)

rapporte que Tagilation est très-grande au faubourg Saint-Antoine et qu'à des officiers municipaux, qui nidiiilestaient leur étoiinement de voir illuminés les environs des Quinze -Vingts, on a répondu : « Ne savez-vous pas que c'est aujourd'hui le grand jour? » ' Obéissant au mot d'ordre qu'il a reçu, Bazire termine son discours en demandant que Ton appelle à la barre le maire de Paris. Broussonet (de la droite) assure, au contraire, que plusieurs sections CNit fortement désapprouvé l'arrêté des Quinze- Vingts. Gharlier, ami de Bazire, annonce l'arrivée d'une députatiou des Lombards, et demande qu'elle soit immédiatement introduite. On fait droit à la motion. La section des Lombards était l'une des plus engagées dans le mouvement révolutionnaire, son orateur est le fidèle iutei'prète de ses sentiments : « Le tocsin, dit-il , va sonner, le canon d'alarme va retentir, les citoyens de la section des Quinze-Vingts ont l'intention de se rendre au Château, aûn d'y faire des visites et de savoir s'il s'y trouve des armes et des hommes suspects. Le peuple est alarmé de la présence des Suisses, qui paraissent déterminés à tirer sur les citoyens. »

C'était, à mots couverts, annoncer l'insurrection; il eût fallu, pour s'y tromper, une imprévoyance bien aveugle. Dne discussion allait s'ouvrir sur cette communication, lorsque l'on fait observer que l'Assemblée n'est pas en nombre pour délibérer. Charlîer

propose seulement qu'à raisou des iuquiétudes manifestées par le peuple , on nomme une commission de vingt-quatre membres pour aller vérifier les forces qui sont aux Tuileries. Quelques membres de la droite s'opposent à cette mesure. On doit être rassuré, di- - sent-ils, puisque MM. Pétion et Rœderer sont au Château.

Le bruit du tocsin commence bientôt à retentir,

mais le nombre des députés présents augmente peu, et l'Assemblée, afin de conserver une certaine contenance, sans cependant prendre un parti pour ou contre l'insurrection , passe le temps à entendre des rapports d'un intérêt fort médiocre sur les dettes des anciens pays d'états, sur les dégrèvements d'impôt, sur certains droits domaniaux, etc.

Peu après, paraissent à la barre J.-J. Leroux, Desmousseaux et les autres municipaux, que le président Cousin avait éloignés à raison de leurs sentiments trop constitutionnels. J.-J. Leroux porte la parole :

« Le conseil général est réuni, dit-il, et nous députe vers l'Assemblée pour lui donner, autant que possible , des nouvelles de la capitale ; nous disons autant que possible, car les officiers municipaux, nos collègues, que nous avons envoyés dans les sections, n'étaient pas encore revenus au moment de notre départ de l'Hôtel de Ville. Us ont dû se rendre aussi auprès des citoyens ([ui composent l'attroupement pour les rappeler à la loi. Dans tout Paris, on bal la

générale , ou du moins des rappels très-précipités ; un citoyen (mais ce fait n'est nullement officiel) a annoncé qu'une section du faubourg Saint-Antoine a pris un arrêté pour déclarer qu'elle ne reconnaît plus ni municipalité, ni département, ni Assemblée nationale. Un grand nombre de citoyens armés se proposent, dit-oa, de venir demander au corps législatif la déchéance du roi, et se promettent de ne pas quitter les environs du lieu des séances que cette déchéance n'ait été prononcée. Le maire est dans ce moment aux Tuileries avec plusieurs officiers municipaux. 11 n'y avait, d'ailleurs, presque personne sur la place de la maison commune lorsque nous l'avons traversée. Dans toutes les rues par lesquelles nous avons passé, tout était fort tranquille. Il y a lieu de croire que si l'Assemblée se montre avec force, si elle prend une mesure vigoureuse» le calme pourra se rétablir. »

Le président répond : « L'Assemblée saura s*élever

à la hauteur des circonstances. » Mais, par le fait, l'Assemblée ne fait rien et se borne, sur la motion de Marans, à expédier aux représentants absents l'ordre de se rendre immédiatement à leur poste. Puis on reprend purement et simplement l'ordre du jour, comme s'il n'y avait rien de plus urgent que d'entendre des rapports sur des aliénations de biens nationaux.

Mais bientôt se présente une nouvelle députation de la municipalité; elle est, cette fois, spécialement

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composée des amis du maire, et vient faire part à l'Assemblée des inquiétudes que plusieurs sections ont manifestées en apprenant que leur magistral chéri est aux Tuileries. « Ces inqui^udes étaient si vives, ajoute l'orateur municipal, que nous n'avons pu refuser d'accompagner les députatîons de ces sections (les Lombards et les Arcis) dans le sein de l'Assemblée, où Ton a dit que le maire s'était présenté. »

Yergniaud et plusiem^s autres doutés rassurent

les pétitionnaires sur le sort de Pétion, qu'ils annoncent avoir vu, il y a quelques instants, sur la terrasse des Feuillants.

Bazire revient sur la proposition qu'il a faite au commencement de la séance, et propose que le maire soit mandé à la barre de l'Assemblée ; cette motion est écartée par Tordre du jour; Bazire proteste, soutenant « qu'il se passe quelque chose d'extraordinaire au Château. »

La consigne avait été donnée de dire et de répéter partout : « La vie du maure est en danger. » Des sections, de l'Hôtel de \ille, de la mairie, arrivent coup sur coup de nouvelles réclamations ^ ; enGn le président, Tardiveau, reçoit la lettre suivante, que lui écrivent les amis les plus intimes de Pétion, les com-

1. Pétion, depuis qu'il avait quitté l'Hôtol de Ville, à on/.o heures du soir, s'élait fait réclamer d'heure eu heure par ses amis du conseil général.

plices des insurgés, les admiaistrateurs de police

Paiiis et Sergent :

a MUNIGIPAUTÉ DE PARIS. — DÉPARTEMENT

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