‹ La chute de la royauté 10 août 1792Chapitre 16 sur 35 · Procès-verbal de J.-J. Leroux · texte numérisé non relu

Procès-verbal de J.-J. Leroux

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a MoD, madame» continue Rœderer, vous n'avez pas dans les cours un nombre d'hommes suffisant pour la défense du Château; tous, d'ailleurs» ne sont pas bien disposés; les canonniers, quoique nous ne leur demandions que de rester sur la défensive, ont déchargé leurs pièces. Venez, sire; encore une demi-heure, et la retraite ne dépendra peut-èlre plus de nous.

— x\insi, s'écrie la reine, dont l'indignation éclate, ainsi nous sommes seuls, personne ne peut agir.

— Oui, seuls, madame, réplique gravement le procureur- syndic; l'action est inutile, la défense impossible. »

Un membre du directoire du département, Gerdret, que connaissait personnellement la reine (il était son marchand de dentelles), mais qui, dans le directoire, avait toujours été à la téte de l'opinion la plus avancée, se hasarde à appuyer la proposition de Rœderer. La reine lui impose silence par ces mots : (i Laissez parler le procureur général, vous êtes le seul qui ne devez point parler ici ; quand on a fait le mal, on ne doit pas avoir l'air de vouloir le réparer*. »

Gerdret se tait et Uœderer reprend ; « Sire , le temps presse, ce n*est plus une prière que nous venons vous faire , ce n'est plus un conseil que nous prenons la liberté de vous donner... iNous n'avons

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