La place était alors irès-irrégulière
168 LË 10 AOUT 1192.
ne cherchent qu'à conserver les postes qu'ils occupent; les assaillants tirent de très-loin, et se tiennent
presque hors de portée de la mousqueterie.
Mais c'est de rAssemblée que va être expédié Tordre qui précipitera le dénouement de la lutte engagée.
Rœderer était resté à la barre pendant tous les
pourparlers auxquels avaient donné lieu l'entrée du roi, le refus de l'Assemblée de délibérer en sa présence, et installation de la famille royale dans la loge du Logographe. Lorsqu'il fut permis au procureur général de prendre la parole, il exposa « les causes de T événement du jour. » Dans une circonstance où toutes les minutes étaient si précieuses, il ût un exposé officiel et détaillé de ce que chacun savait aussi bien que lui* La seule nouvelle , encore ignorée dans la salle du Manège, fut donnée par l'officier municipal Borie : « On nous annonce à l'instant, dit-il, que le Château est forcé, que les canons sont braqués dessus et que le rassemblement se propose de le faire tomber à coups de canon ^ » Un officier