ROSSIGNOL
Membre de la commune inswrrectionnelle pour la section
des Quinze-Vingts.
Rossignol, né à Paris vers 1758, avait servi huit ans
commé simple soldat dans le régiment de Royal-Roussillon (1775 - 1783). 11 fut l'un des vainqueurs de la Bastille, en 1789, et figura comme l'un des juges improvisés du prétendu tribunal établi à la Force, les 2 et 3 septembre 1792. Après les massacres, il fut promu au grade de lieutenant-colonel dans la 35® division de gendarmerie et envoyé dans la Vendée. Arrêté dans les premiers jours de juillet 1793, à Saint-Maixent, par ordre de Biron , commandant en chef, il eut le pouvoir, grâce à l'amitié des ultra-révolutionuaires de la Convention, de faire envoyer à l'échafaud le général qui avait eu l'audace de faire respecter l'autorité de son commandement. Rossignol fut nommé , le 13 juillet 1793, général de brigade, deux jours après général de division, et douze jours encore après général en chef de l'armée des côtes de l'Ouest. On avançait vite en ce temps-là, lorsque l'on avait certains états de service. Il futdestitué pour cause d'incapacité et de lâcheté, par le comité de salut public, le 28 floréal an u. Il fallait que les motifs de sa destitution fussent bien graves, car Robespierre vivait encore et était tout-puissant au comité de salut public. Â la suite de l'insurrection de prairial an in, il fut envoyé au château de Uam, et de là au tribunal criminel d'£ure-et-Loire,
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pois mis en liberté, en exécution de la loi d'amnistie du
k brumaire an iv. Impliqué dans ralTaîre de Habœiif, il fut acquitté ; quelque temps après, le Directoire l'appela à son service pour exécuter le coup de main du 18 fructidor an V contre les deux Conseils. Il conduisit les habitants du faubourg Saint-Antoine contre la représentation nationale, et, pour ce fait, il fut réintégré dans son parade et mis à la disposition du général de l'armée d'Orient; mais ce général était Bonaparte, qui se soucia fort peu de l'avoir auprès de lui et lui donna l'ordre de rester à Toulon. Plus tard, Rossignol se retira dans les environs de Melun, où II fut arrêté comme septembriseur, à la suite de l'attentat du à nivôse an ix, envoyé aux îles Séchelles et ensuite à Tîle d'Ânjouan , où la misère et le climat pestilentiel le ûrent mourir peu de temps après son arrivée.