LA CHUTE DE SE J AN
Mais qu’un regret profond a fait plier mon âme , Et qu’une mère cède où résiste la femme.
Dites-lui, dites* lui cela, Gallus. Mais non!
Ma confiance en vous égare ma raison.
(^est à moi de le voir. L’âme encor tout émue , Je trouverai plutôt cet accent qui remue.
GALLUS
Cependant.. .
APICATA.
La prière est pénétrante au cœur.
Quand la voix qui l’adresse est celle du malheur.
Une dernière fois, vous me verrez encore Me traîner suppliante à ses pieds que j’implore.
Dieux bons ! soutenez-moi pour repasser le seuil De ce palais riant où j’ai trouv i le deuil,
Où tous mes souvenirs, les heureux et les sombres. Viennent, autour de moi, flotter comme des ombres !. ..
(A Gallu'^, qui veut lui parler.)
Mon cœur e.t gros de pleurs, ne me dites plus rien.
Je demande à Séjan un moment d’entretien.
Allez.
LIVIE
Non, demeurez!
GALLUS, bas.
Vous VOUS perdez!
LlVlE.
Qu’importe ?
GALLUS
Vous ne pouvez calmer votre esprit qui s’emporte ; Venez !