‹ La CigaleChapitre 118 sur 151 · H. — L'OLIVAISON · texte numérisé non relu

H. — L'OLIVAISON

(traduction)

Mais quand est revenue La fraîche olivaison.

(Anselme Mathieu )

Nous sommes près de la Toussaint : la bise furieuse

— du mistral a déjà dépouillé de leurs feuilles plaines et monts; — des arbres qui se lamentent la dernière ramée — fuit en tourbillonnant. Cependant, là-haut,

L'oli\ette, malgré le grand vent furibond, — jette fièrement son ombre au Roc de Substantion, — fièrement, comme elle doit, car c'est le temps de l'olivaison,

— c'est l'heure où va ruisseler l'eau dorée, son sang blond.

Comme le fruit bruni pleut dans les frêles claies d'osier — et comme allègrement les fillettes frappent à coups de gaule, — en riant, en chantant, môme en parlant d'amour !

O novembre ! impitoyable bourreau de l'automne, — tu nous donnes Vhuile exquise, si tu détruis nos tonnelles, et, pour ce don, je t'aime autant qu'un mois de mai.

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