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QUAND MAI FLEURIT

Il est doux, ma déesse blonde, De s'en aller, quand Mai fleurit, Dans la forêt verte et profonde Voir le gai printemps qui sourit.

L'azur immense, la verdure, La source vive au clair miroir, Le grand décor de la nature Valent les satins d'un boudoir.

Sous la voûte silencieuse

Des grands chênes majestueux.

Quelle idylle délicieuse

Font les cœurs de deux amoureux!

C'est là que nous irons, ma belle.

Entendre les oiseaux jaser.

Et nos rêves battront de l'aile.

Palpitants, sous notre baiser.

HECTOR L'ESTRAZ. 99

C'est là que les mains enlacées, Et les yeux fixés sur les yeux Comme pour scruter nos pensées, Nous nous ferons les doux aveux.

Nous jurerons l'amour durable.

Et nous prendrons en ces moments La grande nature immuable Comme témoin de nos serments.

ENVOI

N'est-ce pas, ma déesse blonde, Nous irons, lorsque Mai fleurit.

Tous deux sous la forêt profonde, Voir le gai printemps qui sourit?

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