‹ La CigaleChapitre 44 sur 151 · TRISTESSE D'AUTOMNE · texte numérisé non relu

TRISTESSE D'AUTOMNE

Tandis qu'un vent glacé souffle et gémit dans l'air Et que l'automne au ciel met sa teinte grisâtre, Dans ma pauvre chambrette où flambe un grand feu clair Je regarde la flamme étinceler dans l'âtre.

Et je songe combien il serait doux de voir Dans ma mansarde, aller, venir, celle que j'aime, Près de moi, doucement, à mon foyer s'asseoir, Et mon réduit s'orner de sa grâce suprême.

Isolé comme un mort couché dans son linceul. Oh ! que le temps est long et le travail aride!... Ma chambre est un désert où je me perds tout seul... — Et je reste rêveur devant son siège vide. —

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