ETHNOGRAPHIE
rapidement son autonomie de par la valeur j^ucrrière de ses fils.
Le costume spécial des Circassiens, leurs dacrues, leurs sabres richement ciselés sur or ou argent, leurs cartouchières caractéristiques en métal précieux, font de ce peuple l'élément le plus pittoresque de la Cilicie. •
De race caucasique semblable à la nôtre, les Tcherkesses ont une organisation curieuse qui paraît similaire à celle des Touareg du Sahara. Certaines tribus sont suzeraines, et ont comme vassales d'autres tribus de caste inférieure. Dans chaque caste survit la prépondérance de familles nobles très fermées. Les différenciations de tribus, de castes, de familles sont indispensables à connaître pour avoir le doigté nécessaire à la conduite des Circassiens. En dehors des suzerains et des vassaux, il a existé jusqu'à ces derniers jours des esclaves chez ces peuples; mais cet esclavage, semblable à la „ clientèle des Romains, n'avait rien de bas, ni de cruel.
Il existe deux sortes de tribus tcherkesses : i^ celles qui admettent la liberté et l'initiative des individus ; 2° celles qui. sont aveuglément soumises à un seul chef. Les tribus libres sont, dans la hiérarchie, les plus nobles et les plus considérées : leurs membres sont appelés work ou lakolech.
Les tribus de caste inférieure sont celles qui ont un « Pichi )). « Pichi » est le terme attribué au grand chef du groupement. Il équivaut au « Khan » des Mongols, à la fois prêtre et souverain. Seuls le Pichi et les membres de sa famille ont, chez les tribus
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tcherkesses de la deuxième sorte, droit de délibération dans les assemblées. Bien que dans la hiérarchie circassienne les tribus ayant un Pichi soient considérées comme les moins nobles, chacune d'entre elles, surtout devant les étrangers, prétend être la plus importante de toutes. L'orgueil des Circassiens se manifeste dans le fait que le moindre tcherkesse se fait appeler pour le moins Bey.
Les tribus circassiennes qui ont des représentants en Cilicie sont : i® les Abzakh, les Chabzakh (sans Pichi) ;
2^ Les Kabartaï, les Tchétchènes, les Koumek (avec Pichi).
Les Circassiens ont des mœurs différentes des Turcs. Les femmes restent voilées et à l'écart quand, dans leur village, se trouvent des Touraniens. Dans la vie normale, elles se mêlent complètement à la vie des hommes et prennent même parfois part aux combats. La femme possède, hérite, et est admise aux délibérations de la tribu. Les danses se font mixtes, hommes et femmes ensemble, ce qui ne se voit jamais chez les Turcs. Certaines tribus pratiquent le mariage temporaire; on a souvent reproché aux Circassiens de vendre leurs filles aux harems ottomans (le fait se vérifie, mais il est prudent de ne pas soulever cette question devant eux). L'ensemble des coutumes tcherkesses semble indiquer qu'à une certaine époque le matriarcat était en usage chez ces peuplades.
La langue tcherkesse s'est maintenue jusqu'à nos jours, mais s'est divisée en une série de dialectes assez différents les uns des autres, hiérarchisés entre eux
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en noblesse comme les tribus entre elles. Il est dlllicile de trouver des Livres écrits en circassien ; cependant une série de contes, de légendes, de récits héroïques ont persisté (fu'il serait curieux de recueillir. Les dialectes tcherkesses se rattachent aux langues indo-européennes du Caucase. Ils se singularisent par le fait que l'infinitif n'existe pas dans le verbe.
Les Circassiens sont au nombre de i5 ooo à ao ooo dans le vilayet d'Adana, en relations constantes avec leurs frères d'Azizié, Geuksun, 'i'okat, Isniidt, Sivas et Alep. Ce sont de grands agriculteurs et éleveurs. Le caza de Djïhan leur doit en grande partie sa prospérité. Leur richesse acquise depuis leur fixation en Cilicie, leur caractère guerrier, ont fait d'eux les chefs des différents Mohadjirs. Rouméliotes, Tatars, Nogaïs, suivent les directives données parle? chefs circassiens.
Un fait caractéristique est que les Tcherkesses, enfants gâtés des Ottomans, se considèrent pour ainsi dire comme étrangers en Turquie. Ils diffèrent à tous les points de vue de leurs voisins et ont gardé vivace l'amour de la patrie circassienne. Ils se proclament volontiers de race européenne par opposition avec les Touraniens asiatiques.
Nul doute qu'une politique bien menée à leur égard ne nous rattache les Circassiens. Les Tcherkesses de Cilicie ont commencé par combattre les Kémalistes en 1920 : l'avancée continuelle de ces derniers, qui occupèrent les villages et prirent en otage les familles des Circassiens, les força à la neutralité. Naturellement, les pillards profitèrent des
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troubles, mais il n'en reste pas moins vrai que les Circassiens sont avant tout un élément d'ordre. Ils ne nous ont abandonnés qu'après l'armistice d'Angora, en mai 1920.
d. Géorgiens. - — Les Géorgiens habitent le Caucase et sont chrétiens orthodoxes. Ceux d'entre eux qui étaient musulmans ont émigré.
Les Géorgiens musulmans de Cilicie sont donc originaires du Caucase russe et sont arrivés en Turquie, après la résistance désespérée de Schamyl Imam, devenu leur grand prophète, bien que ce Schamyl soit lui-même un Lesghien et non un Géorgien. Leur émigration date de 1879. Ils habitent surtout les sandjaks d'Adana et de Djebel-Bereket. Les Ottomans leur confièrent souvent la garde des principaux cols des montagnes contre le brigandage local. Les Géorgiens sont dans l'orbite des Circassiens.
A noter que leur prophète Schamyl Imam refusait toute aide des Turcs, les considérant comme des usurpateurs incapables de saisir la véritable portée de l'Islam.
e. Kurdes. — Les Kurdes sont une trentaine de mille en Cilicie répartis surtout à l'Est de la province. Il se produit depuis une cinquantaine d'années une émigration continuelle de l'Est vers l'Ouest venant du Kurdistan vers la mer. Le Kurdistan surpeuplé envoie ses fds vers les plaines riches. Or ces Kurdes « nul tyran n'a jamais osé les aiïronter complètement et c'est en vain que le Turc, pour les gagner, pour les apprivoiser, les a couverts d'honneurs, de titres et de
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dignités. Quelquefois, ils ont accepté les honneurs, souvent ils les ont refusés, mais jamais ils ne plièrent le genou (^) ».
Les Kurdes sont un peuple antique resté ce qu'il était aux temps de Ninive; mais les temps ont marché et ce peuple, qui ne veut pas de maître, accepte les éducateurs. C'est pour avoir voulu faire de la France éducatrice une France dominatrice que, parfois, des malentendus sanglants ont éclaté. En Cilicie, les Kurdes n'ont suivi le mouvement kémaliste que lorsque les bandes nationalistes venues de Marache eurent envahi le pays. Certains chefs Kurdes sont cependant restés fidèles jusqu'au dernier moment, jusqu'à l'armistice d'Angora (mai 1920). C'est que les Kurdes, jaloux de leur indépendance, n'aiment pas le Turc qu'ils méprisent. D'ailleurs, au point de vue musulman, les Kurdes sont povir la plupart Chyites, Kizilbach, Alides, ennemis religieux des Ottomans Sunnis.
En Cilicie, les Kurdes furent profondément touchés par notre reconnaissance de leurs droits politiques. Ce sentiment fut tel, qu'en novembre 1919, plusieurs de leurs chefs rompirent ouvertement avec les Turcs. En janvier 1920, un de ces chefs accueillit la colonne Marty, partie d'Ain Tab et fortement pressée dans le Kiird Dagh et ne se sépara de nous qu'aux bruits de l'évacuation de la Cilicie par la France et à l'armistice conclu avec les Kémalistes (mai 1920).
(^) Lire Le Correspondant, 10 septembre 1919. — J. Gorek^ La France et le Kurdistan, p. 917.
Le peuple kurde est un des peuples d'avenir en Orient parce que paysan, travailleur et idéaliste. Il est nécessaire de l'étudier en Cilicie : en effet, les pankurdes demandent le rattachement au Kurdistan de la Cilicie Est jusqu'au fleuve Djïhoun. Le brigandage politique eut souvent à la base, en 191 9, cette conception. En Cilicie, les Kurdes peuvent fournir un appui précieux à qui sait les attacher à sa cause.
4^ Ansarieh (^) (i?.o 000 environ). — ■ Ansarieh est un terme de inépris employé par les Turcs pour désigner la population, se disant arabe, qui forme une classe spéciale dans les cazas de Mersine, Tarsous et Adana. C'est un groupe ethnique peu connu dans lequel certains observateurs veulent voir une descendance des fellahs d'Egypte amenés en Cilicie par Ibrahim Pacha vers i84o; mais en réalité le groupe est beaucoup plus ancien et peut se rattacher aux Assyriens.
De nombreuses hypothèses ont été faites sur les Ansarieh. Eux-mêmes se donnent le nom d^ Arabes sans que leurs caractères physiques permettent cependant de les rattacher à la race sémitique. D'après l'étude de leurs coutumes restées encore mystérieuses, il semblerait plutôt que ces Ansarieh de Cilicie représentent la descendance de la race côtière méditerranéenne, et cjue leurs mœurs soient une survivance des anciens rites byzantins et méditerranéens.
(^) Capitaine P.-J. André, Noies introductwes à l'étude des Ansarieh de Cilicie. Adana, février 19 19.
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Les Turcs considèrent les Ansarieh comme rattachés à l'Islam. En réalité, ces derniers n'ont que les apparences du Musulmanisme et reviennent à leurs chères coutumes dès que le dominateur s'est éloigné. Lés Ottomans ont toujours laissé les « Arabes » de Cilicie à l'écart de toute vie politique, leur refusant places de fonctionnaires, écoles de leur langue, (arabe). En 191 9, la mission française ouvrit plus de cent écoles publiques franco-arabes, assura aux Ansarieh leur représentation dans toutes les branches de l'Administration et dans la Gendarmerie. Cette reconnaissance de leur vitalité nous assura le dévouement des Arabes. Mais, à la fin de 1920, la remise de l'Administration ayant été faite aux Turcs, ceux-ci interdirent non seulement l'enseignement du français, mais encore celui de l'arabe. Ce fait montre l'hostilité existant entre riircs et Ansarieh qui nous sont toujours restés fidèles.
Les Ansarieh sont plus d'une centaine de mille en Cilicie répartis sur la côte et dans la banlieue de Mersiue, Tarsous, Adana et Karatache. Ce sont généralement des maraîchers et de petits agriculteurs. Les Arabes, gens craintifs et timides, n'ont guère jusqu'à présent fait que supporter le joug des uns et des autres. Ils détestent l'Ottoman, mais n'osent pas recourir à la force pour faire reconnaître leurs droits; comme tous les timorés dont la race a de la vitalité, ils ont eu recours aux ramifications occultes pour maintenir leur existence et leur union. C'est un élément à favoriser et à relever. En 1920, ils ont formé à Tarsous une compagnie régulière, armé leurs
villages contre les Kémalistes et ne nous ont jamais complètement abandonnés.
5^ Chinganeh (Tziganes). — Les Chinganeh forment un groupe ethnique à part de tous les autres groupements qui les méprisent. Ils habitent à côté des centres urbains un quartier spécial. Evidemment apparentés aux Tziganes d'Europe, ils ont, tout en gardant les rites et les mœurs nationaux, emprunté à l'Islam un manteau commode pour se faire supporter.
Les Chinganeh sont maquignons, colporteurs, joueurs de tambourins et de flûtes, tout comme les Tziganes d'Europe. Politiquement, ils servent le parti qui les paye le mieux. Ils ont un chef politique et religieux, Ibrahim bey, qui, en 1919, résidait à Adana et qui est passé aux Kémalistes. C'est un parti sans convictions ne voulant que le pillage. C'est dans le quartier tzigane d'Adana qu'a commencé la fusillade du 10 juillet 192.0, qui amena la fuite de la majorité des Musulmans.
6° Persans, Afghans, Chinois. — Les Persans et Afghans sont très peu nombreux en Cilicie. Généralement gardiens de maisons, veilleurs de nuit dans les villes, ils jouissent de la confiance des grands commerçants. Au point de vue politique, leur importance vient de ce qu'ils possèdent un consul à Adana. Le Consulat de Perse se montra d'abord neutre bienveillant lors de l'occupation française, mais vers mai 1920, à la suite des accords passés entre la Grande-
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Bretagne et la Perse, le rôle du Consulat changea. Il devint agressif, se faisant le champion musulman kémaliste dans un but facile à comprendre. Le Consul Mirza Ismaïl Achref fomenta une émeute le 4 juillet 1920. Mis à l'index, rappelé par son ambassade à Constantinople, il s'enfuit chez les Kémalistes et y fit une propagande violente contre nous.
Les Chinois ou plutôt les gens du Turkestan chinois sont représentés à Adana par un certain nombre de commerçants.
B. — Chrétiens.
Les Chrétiens n'ont pas en Cilicie le rôle effacé que l'on pourrait croire. Les Sultans ont tellement bien compris leur influence en ces régions qu'ils se sont efforcés de diriger vers la Cilicie les flots d'émigrés musulmans des Balkans, de Crimée et du Caucase, afin de diminuer dans le vilayet d' Adana la majorité chrétienne. Les massacres répétés d'Arméniens et de Chrétiens comme ceux de 1895, de 1909, etc., concouraient au même but.
Les Chrétiens sont représentés en Cilicie par des Hellènes, des Arméniens, des Chaldéens, des Syriens et des Maronites. .
1° Hellènes. — - Le groupement hellène est assez différent, Grecs pour ainsi dire autochtones ayant gardé les traditions de Byzance, ou Grecs se rattachant à la Grèce en tant qu'Etat.
Les premiers sont les moins nombreux. Le colonel Normand, dans une reconnaissance poussée aux fron-
tières nord de Cilicie, en des vallées profondes du Taurus, a rencontré des villages grecs, presque ignorés, ayant encore conservé les dialectes de Byzance ! Il semble que le fonds de la population cilicienne appartienne, pour une large part, aux Byzantins; la conquête arabe et mongole a islamisé la plus grande partie d'entre eux, mais il re'ste encore des Byzantins du rite grec orthodoxe et cette constatation est assez curieuse. Ces Grecs se retrouvent dans le Taurus avec quelques vestiges dans FAmanus (Teyek-Khassa).
Les Hellènes proprement dits forment un groupement important à Selefké, Mersine, Adana avec de petites colonies à Djïhan et Osmanié. Ce sont, somme toute, des citadins alors que les premiers étaient des campagnards. Les citadins sont des commerçants qui partagent, avec les Arméniens et les Syriens, le monopole des entreprises commerciales. Politiquement les Grecs de Cilicie, en relations continuelles avec ceux de Smyrne, ont suivi jusqu'en fm 1920 les directives envoyées par Venizelos. Ce grand patriote hellène qui a su tirer parti, pour son pays, de toutes les circonstances de la guerre et de la paix donna, à maintes reprises à Adana, le conseil, l'ordre de montrer toutes sympathies aux Français.
En 1920 cependant, en raison des événements, les Grecs nous reprochaient amèrement de n'avoir pas maintenu la sécurité. Ils se disaient entre eux que l'offensive grecque de Smyrne avait sauvé la France d'un désastre en Cilicie; mais (juc si la France évacuait le pays, Venizelos n'hésiterait pas à occuper
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Mersiiie et à faire le nécessaire pour assurer la sécurité de ses nationaux ! Une politique ferme ramènera les Grecs à nous, d'autant plus que la menace b(dchevico-kémaliste (jui va peser sur Smyrne, et la démission de Venizelos vont, sans doute, rendre difïicile la situation des Hellènes au Levant.
Les Hellènes sont environ 28 000 et représentent un élément excellent.
■2^ Arméniens. — L'ancctre arménien serait un héros mythologique appelé Ilaïk. Les Arméniens descendent d'un peuple arien venu de Phrygie, en Asie antérieure, vers 800 avant J.-C. Ce peuple envahit d'abord l'Ourardie, le Kurdistan actuel, finit par succomber sous les coups des Assyriens (742 avant J.-C). Les inscriptions cunéiformes sont remplies du récit des combats entre Assyro-Babyloniens et Arméniens. Ces derniers accompagnèrent les Achemenides dans les guerres médiques.
« L'Arménie ancienne, de même que tous les États, a eu ses beaux jours et ses revers (^). La fondation du royaume d'Arménie remonterait au iv^ siècle avant J.-C, époque à laquelle le vaste empire d'Alexandre fut partagé entre ses généraux. » Phrataphernès prit possession de l'Arménie.
(^) K.-J. Basmadjian, Histoire moderne des Arméniens (Paris, Gamber, 19 17), p. 5 et suiv. Le paragraphe A emprunte à cet auteur la plupart des données historiques sur les Arméniens.
Lire colonel Brkmond, Noies historiques géographiques sur l'Arménie, 191 8.
il CHAPITRE II.
(( La page la plus glorieuse de l'histoire de l'Arménie est écrite sous Tigrane II, qui porte à juste titre le nom de Tigrane le Grand ». Ce roi, non seulement accepta la couronne des Séleucides, mais encore pendant quarante années (94-54 avant J.-C.) tint tête aux Romains commandés par Lucullus et Pompée. Le fils de Tigrane régna de 56 à 34 avec l'appui des Romains.
Sous le règne du roi Vramchapouh fut, grâce à l'ardeur du catholicos Saint-Sahak et de Saint- Mesrop-Machtotz, inventé et répandu l'alphabet arménien (4i4)- La nation arménienne eut, depuis cette époque, un lien puissant d'union et de conservation.
Chrétiens depuis 294 après J.-C, les Arméniens furent violemment attaqués en 45 1 par les Sassanides qui voulurent les convertir au Mazdéisme. Vartan le Mamikonien arrêta les Perses à Avaraïr et permit aux Arméniens de rester chrétiens. Il périt dans une défaite glorieuse, mais efficace, et reste considéré comme le héros national.
Après l'invasion perse vint l'invasion arabe qui, elle, voulait convertir les Arméniens à l'Islam. En 636, les Arméniens luttèrent vaillamment ; mais le chef d'armée, Théodoros Rechtouni, trahit le roi Sempad et devint le Gouverneur général de l'Arménie sous l'autorité des Khalifes arabes (Khalife Omar, 644)-
Les Arméniens furent en liaison continuelle avec les empereurs de Byzance auxquels ils fournirent de bons généraux et d'habiles gouverneurs, bien que