PL
Cl. U. y
Château croisé de Toprak-Kalé, près Osmanié (sandjak du Djebel-Béreket).
Le Mughir Dagh (Amanus) (repaire du Tcheté Kurd Youssouf).
Cl. H. S.
P. Guillaumot, grav.
ETIINOGRAPIIir:. 3'i
les autours anciens se plaignent parfois de leur mauvaise foi (^). Cependant les Arméniens sont également cités comme faisant la force principale des armées byzantines.
L'Arménie, pays d'Erzeroum et d'Erivan, est un pays de hautes cimes entre lesquelles se ferment d'étroits vallons semblables aux vallées de la Suisse. Cette configuration physique prête admirablement à l'établissement du régime féodal. Les Arméniens n'échappèrent pas à cette loi qui se retrouve en bien d'autres pays ; leurs dissensions furent telles, de clan à clan, de parti à parti, que M. J. Gorek put dire d'eux dans le Correspondant du lo septembre 191 9 : « Profondément divisés, ils n'ont jamais su se chercher, s'unir, pour opposer quelque résistance à l'oppresseur, écrasés sous un joug permanent...». Cet état de choses causa la perte de la Grande Arménie, perpétuellement attaquée par les Persans, les Arabes, les Tatars et les Turcs, sorte de Pologne montagneuse de l'Asie Mineure.
La dernière indépendance arménienne fut en Cilicie. Ce pays avait été colonisé par les Arméniens, fut d'abord, conquis par Pharnace, roi du Pont (190-156 avant J.-C.) {^^) et subit depuis lors les vicissitudes de l'Asie Mineure. Quand la première croisade y parvint en 1096, elle y trouva une dynastie arménienne, celle des Rubéniens, mais surtout une féoda-
le) Lire R.-P. GuÉRiN-SoNGEON, IJisloire de la Bulgarie^ La Chapelle-Montligeon, 1914-
(^) Colonel Brémond, op. cit,, p. 44»
UEPAN a
lité puissante. En raison de ses services au siège d'Antioche, le baron Constantin (logS-iogg) reçut des Francs le titre de comte et de marquis. De nombreux mariages eurent lieu entre Francs et Arméniens.
En I2I0, Léon I^^ le Magnifique, premier roi de Cilicie arménienne, épousa en secondes noces Sibylle de Lusignan. Ce mariage eut pour conséquence qu'en i342 un Lusignan fut appelé au trône d'Arménie. Le dernier Lusignan qui occupa ce trône à Sis fut l'infortuné Léon VI qui, après la victoire des Arabes et Égyptiens, erra de capitale en capitale pour demander secours à la Chrétienté contre l'Islam et finit par mourir à Paris en iSqS. C'est ce prince qui aurait dit : « Le salut des Chrétiens d'Orient dépend de l'alliance de la France et de l'Angleterre. )> Ces paroles prophétiques devaient avoir un commenceprient de réalisation en 191 9.
Soumis par les Musulmans, Arabes, Mongols, Turcs, les Arméniens résistèrent victorieusement à l'islamisation. Certains éléments furent convertis par la force, mais la majeure partie de la race a gardé pures les traditions nationales. Religion et Patrie se confondent en Orient. Cette lutte dure encore aujourd'hui. Toute l'énergie de la race se mesure dans sa volonté inébranlable de conserver intactes sa langue et sa littérature.
Mais naturellement, les Turcs issus des Mongols, lesquels ont apporté dans le tolérant Islam leurs principes tyranniques, ne pouvaient admettre facilement cette résistance à leur emprise politique. De
ETHNOGRAPHIK. 35
bonne heure, les Ottomans avaient compris que deux peuples seulement dans l'Empire pouvaient utilement les combattre : le Kurde et l'Arménien. Les Kurdes furent gagnés par l'appât des récompenses et la promesse des pillages ; pour les maintenir dans leur loyalisme intéressé, les Ottomans leur livraient les peuples qu'ils voulaient châtier; ainsi les Sultans firent des Kurdes les bourreaux attitrés de l'Empire. A ce prix, les Kurdes obéirent plus ou moins.
I^es Arméniens n'avaient pas, comme les Kurdes, le privilège de former un bloc dans leurs montagnes. Disséminés dans les villes et les plaines, isolés dans les montagnes, ils offraient une proie facile. Les prédécesseurs et les continuateurs du Sultan Rouge mirent en œuvre la sanglante politique de la. disparition voulue d'une race. Aux massacres qui, de iSqS à 1914? ensanglantent l'Asie Mineure, s'ajouta, de 1914 à 1918, la méthode scientifique allemande. A l'instigation des Allemands eurent lieu ces longues séries de déportations et d'exils qui diminuèrent les Arméniens sans les abattre, tant la race est vivace et prolifique.
On évalue le nombre des tués de 800000 à i 5ooooo pour l'Asie Mineure. Malgré les pertes, en Cilicie, les Arméniens ont encore la majorité sur les autres chrétiens moins persécutés. A la fin de 191 9, les Arméniens comptaient en Cilicie 120 000 âmes sur 4^0 000 habitants.
Il s'agissait de sauver ces rescapés.
Les Arméniens déjà établis en Egypte, en Amérique et en P^urope, essayèrent de venir en aide à
leurs frères. Une violente campagne fut menée, en même temps que des volontaires arméniens s'enrôlaient à Port-Saïd, dans la Légion d'Orient. La Légion d'Orient fut divisée, au début de 1919, en Légion syrienne (i bataillon) et Légion arménienne (3 bataillons). Cette dernière devait être employée en Cilicie. Pour de multiples raisons, le corps nouvellement formé ne réussit guère : les Musulmans de tous partis n'aimaient pas ce régiment entièrement composé de leurs éternels rivaux; les Français se plaignaient de l'ingestion des différents comités politiques dans les affaires intérieures de la troupe; enfin les Arméniens euxmêmes n'étaient pas habitués à la rigoureuse discipline militaire, auraient souvent voulu voir la Légion arménienne à la disposition des dirigeants arméniens. Pourtant si les légionnaires commirent à leur arrivée en Cilicie des exactions, à Adana, Bozanti et le long de la ligne de chemin de fer, leur conduite fut parfaite à Marache et Aïn Tab ; d'ailleurs le manque de cadres français causait un amoindrissement notable de la force vive de la Légion.
Il est probable que si la Légion arménienne avait été seulement recrutée parmi les originaires de Cilicie ou parmi les étrangers avec un soin tout particulier, si enfin elle avait été mieux encadrée (on a vu un lieutenant commander deux compagnies !) {^), il est probable que le corps aurait pu rendre d'excellents services. En effet, sous le commandement éner-
(^) Voir l'histoire de la Légion arménienne dans le capitaine Gauthepotj op, cit.^ p. i34 et suiv.
ETEiNO(;i\APHir:. 37
giqiie du colonel Flye Sainte-Marie, la Légion Arménienne rendit d'une façon inespérée, malheureusement il était trop tard, sa réputation était faite.
Le recrutement pourrait être entrepris sur de nouvelles bases. Si, en effet, l'Arménien des côtes et des villes ne jouit pas d'une bonne réputation guerrière, l'Arménien des montagnes, au contraire, fait un excellent soldat. Les partisans levés à Ilarouniyé, Hassan-Beyli, Osmanié et Dortyol se sont très bien battus; la récente défense d'Hajjin, dans laquelle dix mille Arméniens ont trouvé la mort après un siège en règle mené par un adversaire muni d'une nombreuse artillerie, est une belle page d'histoire. De février 1920 à décembre 1920, les chrétiens d'Hajjin résistèrent désespérément. Les Français purent seulement, à deux reprises différentes, envoyer un avion survoler Ilajjiii, faute de matériel, alors que, par contraste, les Anglais pouvaient, en Mésopotamie, ravitailler leurs postes à l'aide de leurs nombreuses escadrilles.
Il peut donc être tiré parti des Arméniens. Tant de siècles d'esclavage ont passé sur leurs têtes qu'il en est résulté chez ce peuple une discipline nationale qui ferme bouches et esprits devant l'étranger. Français compris. Nul doute que le temps et les actes feraient cesser ce malentendu.
Une question s'est souvent posée : Faut-il employer Chrétiens et Musulmans dans les mêmes formations ? Jusqu'à présent, les tentatives faites ne semblent pas avoir donné d'excellents résultats, sauf dans la gendarmerie. Il semble, d'après les cxpé-
rieiices faites, que le meilleur mélange est celui des Musulmans non touraniens et de Chrétiens; mais dans les circonstances critiques jusqu'à présent, il a fallu séparer les Musulmans et les Chrétiens en pelotons distincts, au contraire de l'armée turque dans laquelle les Ottomans avaient pu répartir les Arméniens, parce que les Musulmans avaient partout la majorité, et surtout la presque totalité des cadres.
Sous l'occupation française en Cilicie, les Arméniens se sont montrés assez turbulents. En effet, au début de l'occupation, ils croyaient pouvoir se venger sur les Musulmans des crimes commis sur leurs frères par ces derniers; les Arméniens n'ont pas toujours compris que les Français se devaient à la protection de tous : de là des différends et des malentendus. Plus tard, les Arméniens qui escomptaient le rattachement de la Cilicie ou Petite Arménie à l'Arménie Intégrale (^) furent profondément désillusionnés quand cette hypothèse fut abandonnée. En effet, l'accord verbal de 1916 entre le Gouvernement français et Boghos Nubar pacha leur faisait espérer l'indépendance. M. Georges Picot avait été nommé Haut Commissaire de la République Française en Svrie et en Arménie*; de nombreux autres faits leur avaient confirmé ces indices.
Des difficultés sans nombre eurent lieu encore lorsque, conformément à l'armistice d'octobre 191 8,
(^) Dans un banquet à Adana, M. Georges Picot, Haut Commissaire de la République Française en Syrie et en Arménie, avait porté un toast à l'Arménie.
KTHN0GRA1>III1-.. "][)
commciiccreiit les reslilAitions des Ijiens cliréliens et des jeunes filles arméniennes enlevées pendant la guerre. Ces restitutions se firent à très juste titre, mais souvent les Arméniens ne voulurent pas attendre la marche légale de la procédure et auraient voulu les reprises forcées... Naturellement l'élément musulman résistait. C'est ainsi qu'auprès d'Adana, un Turc marié à une Arménienne faisait massacrer la famille arménienne de sa femme pour hériter. Il fallut tout le tact et l'habileté des Français pour mener à bien cette délicate entreprise sans troubler la sécurité. Des commissions d'arbitrage furent créées dans chaque centre et finirent par faire restituer jeunes filles et biens.
Au total les Arméniens justement disposés à faire payer à leurs bourreaux tout ce qu'ils avaient supporté d'eux depuis des siècles, admettaient difficilement que les Français, pour lesquels ils avaient combattu pendant la guerre mondiale, puissent avoir, tout en leur faisant rendre justice, une politique musulmane toujours nécessaire par suite de l'Empire colonial français et des traditions séculaires du pays de François I^^.
Pendant les opérations contre les Kémalistes, certains groupements arméniens extrémistes se sont amèrement plaints de ce qu'ils appelaient notre inertie, sont allés même jusqu'à donner des ultimatums au commandement, mais au fond il ne faut voir en ces gestes malheureux souvent très compréhensibles, que l'action d'une poignée d'exaltés et se souvenir seulement qu'en ces heures critiques de
4o CHAPITRE H.
vie ou de mort, les Arméniens se sont rangés derrière nous et ont souvent bravement combattu.
Trois partis se partagent actuellement les Arméniens de Cilicie : les Tachnakistes, les Remgavar et les Hintchakistes ; les premiers détiennent le pouvoir, les seconds peu nombreux, sont un peu plus avancés, les derniers représentent le parti populaire. C'est l'Hintchak auquel se rattachait M. Tchalian, Caïmacam d'Hajjin, sandjak de Khozan-Cilicie, nommé par le commandement français avec ratification de Constantinople, qui a l'honneur de la courageuse défense d'Hajjin (février-novembre 1920, population massacrée par les Turcs).
Les Arméniens sont un peuple dont les auteurs anciens vantaient les qualités en même temps qu'ils déploraient leurs défauts. Quels que soient ces défauts, en cas de soulèvement musulman toujours possible, les Arméniens, premiers à être massacrés, sont obligés de se ranger derrière nous; c'est à nous de tirer parti de leurs qualités en tâchant de corriger leurs défauts. Il est facile de les gouverner si l'on sait ce que l'on veut et si on ne les déteste pas. L'antisémitisme d'antan est devenu aujourd'hui une arménophobie aveugle. Sans politique turcophile et sans politique arménophile, il faut, en Orient, faire une politique française et pour cela user des moyens trouvés sur place. L'Arménien est un de ces moyens.
Les Arméniens se sont rendu compte que, seuls, ils ne pouvaient exister; mais personne ne veut s'occuper d'eux. Les Alliés n'ont pas mis à exécution l'accord verbal de 191 6; l'Amérique n'a pas accepté le mandat
ETHNOGRAPIIIR. 4l
ofîert sur l'Arménie, la Russie les a fait massacrer, l'Angleterre les a abandonnés, l'Allemagne les a fait scientifiquement déporter.
La question arménienne se pose actuellement de deux façons : i° la République arménienne d'Erivan constituée sur terre russe a été reconnue par les Soviets, car Lénine semble continuer, quand il le peut, la politique tsariste, et par les Kémalistes qui actuellement veulent l'occuper comme un gage, contre Smyrne et la Thrace ; 2° les Arméniens répartis dans l'Empire ottoman.
Les Arméniens et les autres Chrétiens ont droit à la sécurité et aux mêmes traitements que les Musulmans.
Ces deux aspects de la question arménienne ne doivent pas être perdus de vue dans le règlement des affaires ottomanes.
3^ Chaldéens. - — Les Chaldéens et les Syriaques sont généralement représentés comme les derniers vestiges du grand empire assyro-babylonien. Les Chaldéens sont des catholiques convertis du Nestorianisme. Leur centre est Mossoul où les Dominicains français ont su créer un centre considérable d'activité française détruit pendant la guerre et que les Anglais ont empêché de renaître.
M. Robert de Caix eut l'idée de ramener vers la Syrie les Chaldéens d'Ourmiah. Il est à souhaiter que ce mouvement se fasse, car les Chaldéens sont des paysans rustiques, prolifiques et très français.
Les Chaldéens ont essaimé un peu partout en Cilicie. On en trouve dans les villes à Mersine, Tar-
42 CHAPITRE II. — ETHNOGRAPHIIÎ.
SOUS et Adana. De par leur formation, ils sont très francophiles et se sont toujours trouvés derrière nous. C'est un élément très sûr.
4° Assyriens. — Les Assyriens qui ne doivent pas être confondus avec les Syriaques ou Grecs catholi({ues souvent appelés Melkites sont peu nombreux en Cilicie, mais doivent être cités parce que commerçants avisés et parce que leurs tendances politiques sont les mêmes que celles des Chaldéens.
5° Syriens. — Les Syriens, de par leur aptitude au commerce, ont rendu de grands services au corps d'occupation. Ce sont des citadins peu nombreux en Cilicie (Mersine-Adana).
6° Maronites. — Un des éléments chrétiens, le plus intéressant en Cilicie est l'élément maronite. Les Maronites sont originaires du Liban et ont émigré en Cilicie, à la suite des persécutions Druses en iSSq. Dirigés par des missionnaires catholiques Lazaristes, ils forment un groupe de langue française, bien français. Ils avaient la majorité à Ekbés dans le caza de Khassa (Djebel-Bereket-Cilicie). Malheureusement la poussée kémaliste a nécessité l'évacuation d'Ekbès. Les Maronites ont été établis provisoirement à Adana, Tarsous et Mersine. Il y aurait tout intérêt à ce que des terres leur soient concédées dans la zone côtière ou dans une région protégée facilement; ils pourraient mettre de nouveau en œuvre leurs qualités de travail et d'entreprise. Ce serait aussi un moyen de reconnaître Toeuvre accomplie en Cilicie \)iXT les
ETHNOGRAPllin:. 43
Lazaristes, ({ui ouL vu eu ({uelcfues luois se perdre les elîorts de plusieurs sièeles.
Conclusion.
Telles sont les populations de Cilicie, chrétiennes et musulmanes. Comme il est facile de le reconnaître, les Ottomans ne sont qu'une faible minorité : 21 5 000 chrétiens; 1 85 000 miusulmans dont 100 000 à 120 000 Ansarieh; i5 000 Tcherkesses, 3o 000 Kurdes, sans compter les petits peuples.
Ils ne sont aimés par personne pour des raisons diverses. Mais les Ottomans conquérants ont su, dans les différents sandjaks de Cilicie, opposer l'ensemble des minorités aux aspirations de chacune d'entre elles. La mosaïque des races est restée une mosaïque de telle sorte qu'entre ces éléments si disparates, n'existe aucun lien autre que l'hégémonie ottomane. Mais le Turc vainqueur n'assimile pas les peuples vaincus ; il les opprime.
Fier de ses vertus militaires, plein de mépris pour la décadence de ses nouveaux sujets, il ne songe ni
à les régénérer, ni à les absorber La fusion ne s'est
pas faite entre les conquérants et les populations- soumises, mais elle ne se fait pas non plus entre ces populations mêmes. Le Turc, qui les opprime toutes, n'a pas su les attacher à sa domination. Partout, excepté sur le plateau d' Anatolie, il campe dans son immense empire ; nulle part il n'a complété la conquête par l'assimilation (^) ou même par une administration acceptable.
{^) Paul Imbert, La rénovation de l'Empire ottoman, Paris, Perrin, 1909, p. 4 et 5.
4i CHAPITRE II. — ETHNOGRAPHIE.
Déjà avant 1908, les sultans considéraient leur empire comme « une série de régions distinctes séparées par des obstacles qui forment cloison », notamment la Cilicie étayée par le Taurus et l'Amanus. Pour tenir ces régions et ces peuples opprimés Abdul-Hamid avait inauguré la politique dite des chemins de fer qui, par les voies d' Anatolie, du Baghdad et du Hidjaz, devaient assurer aux Ottomans la suprématie par de rapides transports de troupes. Ils en avaient besoin puisque les Khozan Oghlou leur avaient résisté en Cilicie jusque vers 1870 et que la Cilicie ne fut érigée en vilayet qu'à une date récente, il y a cinquante ans environ ! Abd-ul-Hamid, le grand diviseur des minorités, qui les empêcha toujours de s'entendre, jugea nécessaire de créer en Cilicie des « marches » pour protéger l'Anatolie, centre du Touranisme, contre les Arméniens et les Arabes. Non seulement de 191 4 à 191 8, les Ciliciens musulmans furent peu disposés à fournir des recrues au Sultanat, qui fut obligé d'envoyer des bataillons entiers de soldais réguliers poursuivre les réfractaires, mais encore en 1920 les Nationalistes turcs en avançant furent obligés de s'assurer la neutralité des plus guerrières de ces minorités.
En résumé, la mosaïque de races existant en Cilicie, et la conduite historique de ces races, démontrent (pie la Cihcie est en dehors de la Turquie touranienne pour laquelle elle représente une colonie d'exploitation.