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vers la cornée en suivant la même direction que les artères conjonctivales postérieures. Elles s’en distnguent facilement par le fait qu’elles ne participent pas comme ces dernières aux mouvements de la conjonctive (le doigt qui plisse la conjonctive et mobilise les vaisseaux superficiels ne modifie pas leur trajet) ; plus profondément situées, elles cheminent, en effet, dans l’espace supra-sclérotical, directement appliquées sur la face externe de la sclérotique, et recouvertes par la capsule de Tenon.
Malgré la profondeur de leur situation, on les aperçoit bien par transparence, à travers la conjonctive bulbaire, se divisant chacune en deux ou trois ramufications quis’avancent concentriquement vers le bord de la cornée. Enfin, en un point correspondant approximativement à la base de l'iris, environ à un ou deux mullimètres du limbe, elles semblent cesser brusquement, par suite de leur réflexion en arrière, dans l’épaisseur de la sclérotique qu’elles traversent très obliqueruent, vers le grand cercle artériel de l'iris qu’elle concourrent à former (*).
Ce point est rendu plus apparent par la présence de cellules pigmentaires (**) qui accompagnent les
(*) Il est assez rare de voir l’artère ciliaire s'engager avec une veine homenyme dans le même trou scléral ; habituellement artères et veines ciliaires ont chacune un orifice de pénétration propre.
{**) Ces. grains pigmentaires que maints auteurs ont signalés semblent provenir de la choroïde. Il nous est arrivé dans certains cas d’iridocyclite chronique d’en constater la présence en nombre anormal au niveau de la pénétration des vaisseaux ciliaires antérieurs.
Ces observations sont en plein accord avec les faits analogues relevés par Kogrre (60) dans l’irido-cyelite chronique et le glaucome, où il
A. Rollin, 9
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artères ciliaires dans leur trajet intra-scléral vers la profondeur (Mere) (80). |
C’est au niveau de ces points de réflexion à travers la sclérotique que se détachent des artères ciliaires les artères conjonctivales antérieures de TEsrTuT (124). Celles-ci se portent d’abord en avant à la face profonde de la conjonctive bulbaire, puis elles se divisent et s’anastomosent entre elles, formant des arcades parallèles au bord de la cornée. De ces arcades se détachent régulièrement à angle droit deux ordres de rameaux très fins qui se portent les uns vers le limbe et qui, d’après Terrien (121) mesurent de 7 à 8p, les autres, suivant un trajet récurrent plus superficiel, se dirigent en arrière à la rencontre des dernières divisions des artères conjonctivales postérieures avec lesquelles ils s’anastomosent, à trois ou quatre millimètres du bord de la cornée, après avoir fourni des ramuscules excessivement ténus au réseau sous-conJonctival péri-cornéen.
Les ramuscules cornéens, bien plus fins que les rameaux récurrents, se détachent au même niveau que ces derniers. Ils ont un trajet superficiel et rejoignent directement le réseau vasculaire marginal de la cornée.
Ces vaisseaux forment là des arcades à convexité
indique la présence de ces pigments le long des gaines lymphatiques des vaisseaux ciliaires sans pouvoir affirmer leur origine et dire s'ils provenaient de l'intérieur du bulbe, ou se formaient sur place.
À ce propos, Kozpre (60) fait remarquer que, dans ces cas pathologiques, on peut toujours observer, à la lampe à fente, les gaines lymphatiques autour des vaisseaux ciliaires.
tournée vers le
centre de la cornée, résultant pour les classiques et suivant l'expression de Trer- RIEN (121) de l’anastomose par « inosculation » des artérioles avec les veinules.
Pour étudier post-mortem la distribution de ces vaisseaux au pourtour de la cornée il faut faire des injections du corps entier de l’animal ou du sujet, les injections au niveau des carotides ou de l’artère ophtalmique ne donnent aucun résultat satisfaisant. On peut obtenir au moyen du nitrate d’argent de belles imprégnations de ces anses ; le meilleur procédé consiste, comme le recommande Ranvrer (99), à passer simplement un crayon de nitrate d’argent sur la cornée ; c’est le moyen le plus simple et le meilleur de mettre ces capillaires sanguins en évidence.
L'examen biomicroscopique nous . montrera, mieux que ne pouvaient le faire les descriptions antérieures à ces procédés d'investigation, les caractères et les rapports de ces anses limbiques.
Elles semblent avoir un rôle important dans la nutrition de la cornée. On sait d’ailleurs que chez les embryons mammifères pendant la vie intra-utérine la cornée possède un fin réseau capillaire situé dans sa couche épithéliale antérieure. Mücrer et Henzé (87) ont signalé chez le fœtus l'existence de ce réseau, qui est connu sous le nom de « réseau pré-cornéen ». Mais ces vaisseaux s’atrophient et disparaissent vers la fin de la vie fœtale et le système de vaisseaux anastomosés en arcades que l’on cons-