SET FOOT
D’après le résultat de nos observations, effectuées sur des sujets devant être atropinisés pour la réfraction ou l’examen du fond d’œ1l, nous ne pouvons que nous rallier à ces derniers résultats, en insistant d’ailleurs sur le fait que l’action vaso-constrictive se montre toujours d’un ordre de grandeur très faible. Admettre que l’atropme exerce un effet inverse serait d’ailleurs contraire à ce que nous enseigne la pharmacodynamie. Un fait sur lequel on pourrait peut-être s'appuyer pour montrer que l’atropine agit comme vaso-constricteur, bien que ses effets semblent peu évidents au premier abord est que, si l’on compare au bout de quelques minutes d'examen la circulation de l’œ1l sur lequel a porté l’expérience à celle de l’autre œ1l qui, non exposé à la lumière vive, de l'éclairage, est gardé comme témoin, on ne constate apparemment aucune différence, tant dans le calibre et la coloration des vaisseaux que dans le régime circulatoire.
Nous avons déjà signalé que l'examen prolongé déterminait habituellement une congestion vasculaire
due vraisemblablement à l’action de la lumière.
L’atropine par son action vaso-constrictive empêcherait précisément cette hyperémie de se produire. En effet, si chez le même sujet on expose pendant quelques minutes à la lumière de la lampe l’œil pris comme témoin, le contraste est alors bien frappant. Nous indiquerons tout à l’heure un autre argument qui est bien en faveur de cette action vasoconstrictive de l’atropine.