Pilocarpine, solution à
G. LeprarT (73) attribuait à cette substance un effet vaso-constricteur sur les vaisseaux 1iriens du chien. MrcHaïz et VancEA (82), BarcrrarrT et Binauzr (10), E. Morezzr (84) au contraire, font de ce collyre un vaso-dilatateur manifeste. Les effets pharmacodynamiques de la pilocarpine, considérée comme excitant des terminaisons du parasympathique, sont trop précis pour qu’on puisse lui attribuer un rôle autre que celui de vaso-dilatateur.
Cette action est peu évidente dans les conditions normales, mais toutefois perceptible dans presque tous les cas. Par contre, ainsi que l’ont montré BarcrrarT et Binauzr (10), elle devient manifeste si on l’oppose à celle d’une substance présentant avec elle un antagonisme physiologique. C’est ainsi qu'en faisant agir le collyre sur une conjonctive
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préalablement anémiée par un vaso-constricteur tel que l’adrénaline ou l’éphédrine, on voit rapidement la circulation se rétablir : les vaisseaux se dessinent à nouveau sur toute la conjonctive, le courant sanguin reprend son cours, les artères redeviennent visibles et sont parcourues d'ondes contractiles ; ainsi, en deux ou trois minutes, une véritable résurrection de la circulation conjonctivale s'opère sous les yeux de l’observateur et, quelque temps après, la circulation est peut-être plus active qu'avant toute instillation.
Nous signalerons qu’aussitôt après l’instillation de pilocarpine, celle d’une goutte d’atropine empêche ce rétablissement de la circulation, fait qui vient pleinement confirmer le pouvoir vaso-constricteur de cette dernière substance.
L'action vaso-dilatatrice de la pilocarpine peut également être démontrée par une instillation de ce collyre suivie de l’instillation d’un collyre vasoconstricteur. Ainsi que l’ont constaté BarLLIART et BipauzrT (10) « on remarque alors que l’instillation préalable de pilocarpine retarde laction ischémiante de l’adrénaline : alors que normalement la conjonctive est anémiée en deux minutes par l’instillation du collyre à l’adrénaline, si l’instillation de ce collyre succède à celle de la solution de pilocarpine, il faut environ cinq minutes pour que la vasoconstriction se précise; elle s’exerce d’abord sur la circulation conjonctivale profonde que n’avait sans doute pu atteindre l’instillation de pilocarpine ; le
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courant sanguin s’arrête dans les-veinules:profondes, même dans celles de calibre assez fort, alors que les clobules: circulent encore rapidement’ dans les vaisseaux superficiels beaucoup plus: étroits ; au’ bout de 8 minutes la vaso:constriction se: généralise: »
b) Vaso-dilatation: provoquée. par la paralysie: des: terminaisons: sympathiques:
Yohimbine. — Une ou deux gouttes d’une solution aqueuse de chlorhydrate d’yohimbine à 5% détermine une vaso-dilatation très manifeste du: réseau conjonctival. Cette vaso-dilatation: est d’ailleurs appréciable à l'œil nu; la conjonetive, sillonnée de capillaires dilatés, prend'une coloration rosée assez spéciale, rappelant celle du «pink eye » des auteurs anglais observée parfois au cours des conJonctivites à bacilles de Weeks. Les: vaisseaux superficiels et plus encore peut-être ceux du plan profond se montrent très élargis. Le courant sanguin s'effectue d’une façon régulière, contrairement à ce que l’on observe dans les conditions normales. Il ne nous: est jamais arrivé de pouvoir déceler l’existence d'ondes contractiles le long des parois artériolaires-: ces ondes; dont nous avions pu constater l’existence avant l'instillation, semblent en effet abolies par l'yohimbine, les parois artériolaires demeurant absolument inertes ; ceci apporte une nouvelle preuve de l’action du sympathique dans leur apparition.
Si; au: bout: d'une: dizaine: de: minutes;. lorsque l'action: mydriatique:déterminée par: cette substance commence à se: manifester; on instille de l’adrénaline; On ne constate aucune modification: du: réseau vasculaire qui reste: dilaté et: la vaso-dilatation persiste malgré l’instillation répétée. d’adrénaline:
Ce: phénomène d’abolition des effets: de ladrénaline, connu en: physiologie sous le nonr d’inversion de l’action de l’adrénaline par l’yohimbine, s'explique par le fait que les terminaisons vaso-constrictives étant: paralysées par l’yohimbine, l’adrénaline ne peut agir sur elles, alors qu’elle peut: encore: exercer son action sur les terminaisons vaso-dilatatrices: Nous n'avons pas remarqué l'apparition de vaso: dilatation plus accentuée lors de l’instillation d’adrénaline ; peut-être ce fait tient-1l à ce que la paralysie des: vaso-constricteurs n’était pas suffisamment complète:
L'action mydriatique de l’yohimbine vient éga: lement prouver que les phénomènes vaso-moteurs ne jouent aucun rôle dans les modifications du diamètre pupillaire (un collyre vaso-constricteur ou vaso-dilatateur pouvant donner lieu indifféremment à du myosis ou de la mydriase), et que la . pupille est sous la seule dépendance du tonus: sympathique. où parasympathique.
Get exemple d’abohition des effets de l’adrénaline par l’yohimbine étant mis à part, l'étude du: com-