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portement de la circulation conjonctivale à la suite d’instllations successives de collyres antagonistes nous a conduit à des résultats identiques à ceux qu'ont obtenus BarzzrarT et BinauLr (10). Avec eux on peut dire que lors d’instillations successives de collyres à actions divergentes « les propriétés vasomotrices de chacun d’eux s’exercent sans être notablement influencées par le collyre qui a agi précédemment. [1 y aura quelques modifications dans le temps d'apparition de l’effet vaso-moteur, dans la durée et l'intensité de cet effet, mais chaque collyre garde ses propriétés et en matière d’action sur la circulation conjonctivale, on peut dire que c’est le dernier qui a parlé qui à raison. »
« Ainsi une conjonctive s’injecte avec une instllation de dionine, elle pâlit avec une imstillation ultérieure d’adrénaline, quelques gouttes de pilocarpine ramènent une. circulation active qu’une instillation d’ésérine supprime et le cycle peut être poursuivi indéfiniment. »
« Peut-être n’était-1l pas inutile de préciser l’indépendance de cette action qui semble s'exercer en une fois lors de linstillation, et non d’une façon soutenue. »
« Si des collyres doivent leur effet thérapeutique à leur action vaso-motrice, il paraît légitime d’en renouveler fréquemment l’instillation puisque l'effet vaso-moteur peut être annihilé rapidement par une cause interne quelconque et que seule une nouvelle insillation peut le renouveler. »
Nous n’avons pas poussé plus loin l’étude des réactions vaso-motrices au contact des différents collyres. Nous rappellerons que certains expérimentateurs ont recherché au niveau de la circulation conjonctivale l’action de substances diverses employées en instillations. Nous signalerons, pour mémoire, les récentes recherches d’'Enrico Morezzr (84). Avec l'extrait de lobe postérieur d’hypophyse il constate, immédiatement après l’instillation, une ischémie totale de la conjonctive qui persiste 10 à 15 minutes. Nous avons pu vérifier cette action. La caféine en solution à 20 % détermine une légère vaso-dilatation qui atteint son maximum en 8 à 10 minutes. Le nitrite d’amyle provoque, une à deux minutes après l’instillation, une vaso-dilatation énergique, persistant 15 à 20 minutes, ét qui s’accompagne d’un léger chémosis. Avec la solution à 1 /1000 d’histamine, Morezzr (84) note une « dilatation très rapide, presque immédiate des fins capillaires, qui forment un gracieux réseau tandis que les artères se rétrécissent un peu. Au bout de 4 à 5 minutes apparaît un très léger chémosis qui attent son acmé en 15 à 20 minutes ; puis la conjonctive s’hypérémie rapidement tandis que le chémosis diminue pour
disparaître en 45-50 minutes ».
A. Rollin, 6
DEN us
IV. — Action du système vago-sympathique sur la circulation conjonetivale
Dans ses expériences mémorables sur le sympathique cervical, CL Bernarp (1851) a signalé, parmi les éléments du syndrome bien connu, les modifications circulatoires du côté de la conjonctive.
Après la section du sympathique cervical ou la résection du ganglion cervical supérieur, il note du côté correspondant de la région céphalique l’activation de la circulation. C’était surtout du côté de l’oreille du lapin que le phénomène apparaissait avec le plus d’évidence, la vaso-dilatation consécutive à cette section se mamifestant également d’une façon appréciable, quoique moins intense, au niveau de la conjonctive qui est toujours très pâle à l’état normal chez cet animal.
Chez l’homme, l’expérimentation aboutit à des résultats analogues. La chirurgie du sympathique s’étant, en grande partie à la suite des travaux de LericHe, très développée depuis plusieurs années, les observations assez rares jusqu’alors sont devenues de plus en plus nombreuses.
BaïcrrarT (9), entre autres, a eu l’occasion d’observer les effets de la section du sympathique cervical chez deux malades du service de M. Vaouez, opérés par M. Gosser.
Outre les éléments principaux du syndrome de