CHAPITRE XII
tées correspond une ciiute de la pression; cela se voit nettement sur la figure 92. La reprise des mouvements réguliers du cœur rétablit graduellement la pression après chacune de ces chutes.
g 120. — Chute de la pression dans une artère au-dessous d'un point comprimé. — Si nous supprimons entièrement l'action du cœur en comprimant l'artère explorée, entre le cœur et le manomètre, nous assisterons a une chute extrêmement profonde de la pression, surtout s'il n'existe pas d'artère collatérale importante qui ramène du sang dans la portion de l'arbre artériel séparée du cœur.
Sur un chat, dont la pression fémorale était de 8 C.ïïg (fig. 93),
Fig. 93. Chute de pression dans l'artère fémorale d'un chat, sous l'influence d'une compression
de l'aorte en CC.
on comprime l'aorte en C, au niveau de la bifurcation des iliaques. La pression artérielle tombe très brusquement d'abord, puis de plus en plus lentement à mesure que les artères détendues perdent la force élastique par laquelle elles chassent le sang du côté des capillaires et des veines. On supprime la compression, aussitôt la tension se relève dans la fémorale où le sang afflue de nouveau. Le début de ce rétablissement- de la tension se voit vers la fin du tracé.
La rapidité avec laquelle la tension baisse dans une artère, au-dessous du point comprimé, dépend aussi du degré plus ou moins grand de resserrement des vaisseaux. On observe une chute lente quand les vaisseaux capillaires sont resserrés sous l'influence de l'atropine, par exemple; une chute brusque se produit, au contraire, lorsque les vaisseaux sont relâchés par le nitrite d'à m y le.
Variations de la tension nous l'influence de résistances plus ou moins grandes au cours du sang artériel.
§ 121. — Si nous comprimons l'aorte d'un chat au niveau de la bifurcation des iliaques, après avoir adapté un manomètre à la carotide, nous voyons s'élever la tension artérielle (fig. 94). Ici l'effet produit est inverse de celui qui avait lieu tout à l'heure, car le manomètre est appliqué à une artère où la compression aortique retient le sang en supprimant une des larges voies par laquelle il s'écoule dans les veines.
D'une manière générale, on obtient une élévation de pression
Fig. 94. Pression carolidieune d'un chat o. On comprime l'aorte en C; la pression s'élève b d'un centimètre de mercure environ.
(L'animal était empoisonné par l'atropine, ce qui soustrait le cœur aux influences 'des changements de la pression.)
^ d'autant plus grande jjueJ'arlère compriméejest plus importante, c'estXdîrè qulellé laissait passer une plus grande quantité de sang avant d'être comprimée. On peut ainsi déterminer l'importance relative du débit des différentes artères émanées de l'aorte, en comparant les accroissements de pression qui suivent la compression de chacune d'elles.
Dans la figure 95, la pression carotidienne d'un chat était 8 C.H#. On comprima l'une des artères rénales C.A.R.: la pression s'éleva d'une manière notable; elle retomba au-dessous de son niveau