‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 141 sur 431 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

La méthode consiste à inscrire, sans les amplifier, les mouvements d'un sphygmographe à transmission ou d'un cardiographe. Le levier inscripteur est soulevé par la membrane de son tambour en un point très éloigné du centre de mouvement, de telle sorte que le déplacement qu'il subit est presque nul. Les tracés n'ont guère qu'une amplitude d'un demi - millimètre ; on les recueille sur une plaque de verre enfumé qui marche avec une extrême lenteur : un millimètre à la seconde.

Ces tracés sont presque invisibles à l'œil nu; on les examine au microscope avec un grossissement de vingt diamètres, ce qui les ramène à peu près aux dimensions d'un tracé recueilli avec le sphygmographe ou le cardiographe ordinaires. Dans ces tracés, on ne peut accuser la vitesse du levier d'être intervenue, puisqu'elle est vingt fois plus faible et que la force vive qu'elle imprimerait au levier serait, par conséquent, quatre cents fois moindre que dans les appareils ordinaires. Or, ces tracés microscopiques contiennent tous les détails des tracés normaux; ils ont comme eux, suivant le cas, des sommets aigus ou arrondis, des plateaux, des rebondissements simples ou multiples.

fl n'y a donc rien d'artificiel dans les rebondissements qu'on observe sur les tracés du pouls ; ces phénomènes traduisent réellement des changements survenus dans la pression artérielle sous l'influence des mouvements des ondes du sang.

marey, Circulation.

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