CHAPITRE XVII
serait par la série des sommets on des bases de toutes les ondulations serait sensiblement horizontale dans la plupart des cas; nous la désignons sous le nom de ligne d'ensemble du tracé.
Quand la ligne d'ensemble est sinueuse, elle exprime que la pression dite constante, § 116, subit des variations. Un grand nombre d'influences peuvent faire varier la ligne d'ensemble : la respiration gênée, l'effort, les altitudes du corps ou du bras qui porte lesphygmographe.Latïgure 142 donne un très bon exemple de variations de la ligne d'ensemble d'un tracé sous l'influence de la pesanteur.
On applique sur la radiale un sphygmographe à transmission et on tient le poignet élevé à la hauteur de la tête pendant le commencement du tracé (fig. 142) ; puis, à l'instant a on abaisse graduellement la main; la courbe du pouls s'élève, dans son ensemble, jusqu'au moment où la main est tenue tout à fait abaissée ; on relève de nouveau la main au moment e : la ligne d'ensemble du tracé ?e met alors à descendre jusqu'à ce que la main soit revenue à la position élevée qu'elle avait au début de l'expérience.
L'élévation de la ligne d'ensemble du tracé signifie que la pression constante s'élève dans l'artère; l'abaissement, que cette pression s'abaisse. Il est facile de comprendre ce qui s'est produit dans les changements de position de la main, et comment la pe-
santeur agit alternativement pour augmenter ou pour diminuer la tension de l'artère explorée. Nous rencontrerons par la suite, un grand nombre d'influences qui font varier la ligne d'ensemble des tracés du pouls : ainsi, la respiration et surtout l'effort, l'action musculaire, la compression exercée sur les vaisseaux artériels et veineux. Ces influences seront, en temps et lieu, analysées avec les détails nécessaires.
Des éléments d'une pulsation artérielle.
Au premier abord, la distinction la plus simple consiste à considérer dans une courbe du pouls trois parties : l'ascension, le sommet et la descente. Je l'ai adoptée dès mes premières études1 et tiens d'autant plus à la conserver qu'elle a été acceptée par la plupart des auteurs qui se sont occupés de l'étude graphique du pouls*.
3- éX^y* En outr6j on doit distinguer dans la pulsation deux phases phy-
fylA- r(U^c^. siologiquement bien différentes : l'une, dans laquelle l'artère reçoit ' W*3 L~ ikUlu sang envoyé par le cœur, c'est la phase systolique, l'autre pendant laquelle l'artère se vide, c'est la phase diastoliqueK
Des phases systolique et diastolique de la pulsation.
njczv^ 168. — Comme le rebondissement ou dicrotisme du pouls se
A Ww~^ produit sous l'influence de la clôture des valvules sigmoïdes §162, il signale le début de la diastole ventriculaire. Il suit de là que
^jil^SC1 ' f 1. Marey, Recherches sur la circulation d'après les caractères du pouls fournis
par un nouveau sphygmographe. (Gaz. Hebd.,mO.) •„ . iwhifcfc
2. Citons, entre autres travaux sur les caractères graphiques du pouls Ducheck (Ueber den Arterienpuls , in Wiener med. Jahrbiicher, 1862); - ^«^f e*°£ {Ze Gestalt der Pulscurven. Arch. fur Anat, Physiol. und Wissenschalt Med., 1864; , P -Q Brondgeest (Beitràge zur Kenntniss des Artcrienpulses. Ltrecht) ; ~ U-J" B Wolff (Characteristik der Arterienpulses . Leipzig, 1865, in-8, 241 flg. ; - Koscnfakoff in SVPetersburg (Untersuchungen uber den Puis mit Hulfe des Marey schen ttolgraphen. Virchov/s Arch. XXXBand. 1864);- Lorain (Etudes cUmaues sur Tpouu Zl Paris, 1870); - F. Riegel, Ueber die Bedeutung der Puhmtmur
d7i^^& i^W de, dé^^.h,^ U toleà l'arïère qui s'emplit, la systole à l'artère qui se vide. Il semble plus naturel de n coL'dé er que ce qu se passe du ^ côté du ventricule. On supprime au», une ZZÏZ 'ompnqule et souvent obscure, car la systo.e ventneu.a.re correspondrait à la diastole artérielle, et inversement.