‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 158 sur 431 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

mètre établissent le fait dont nous parlons ici ; il est môme remarquable que cette relation de la force du pouls avec l'état de la tension artérielle ait été, pour ainsi dire, le premier fait constaté quand on a appliqué un manomètre aux artères d'un animal, et cependant qu'on n'en ait tiré aucune déduction relativement à la signification clinique de la force du pouls.

En 1774, Haies, appliquant son manomètre aux artères d'un cheval, vit que, sous l'influence de la saignée, en même temps que la colonne manométrique s'abaisse et indique une pression moins élevée, l'amplitude des oscillations qui correspondent au pouls augmente d'une manière notable'. Une influence inverse a été signalée de nos jours par Cl. Bernard, qui, dans un grand nombre^d'expériences faites^sur les animaux au moyen de l'hémo-

Fig. 162. Rapports inverses de la pression constante et de la pression variable dans les artères. — T* moitié de la ligure : PC, pression constante forte; P V, pression variable faible. — 2* moitié : PC, faible; P V, forte.

mètre de Magendie, fut frappé de voir que si l'on élève la tension artérielle on diminue l'intensité de la pulsation. Voici comment celte remarque a été formulée par Cl. Bernard : « Dans l'opération « de la transfusion du sang, dans la pléthore, dans les efforts, on « observe que la pression constante augmente, tandis que la pul- « sation diminue. »

La figure théorique 162 montre le rapport ordinaire entre la pression constante PC et la pression variable PY, dans deux cas différents. On y voit qu'une valeur élevée de la pression constante (première moitié du tracé) correspond à une faible amplitude des variations, et inversement que la diminution de la pression

1. C'est une théorie profondement vilaliste qu'invoque Haies pour expliquer ce phénomène. « L'organisme, dil-ii, possède deux sortes de forces : l'une, qu'on peut appeler Maie, et qui reste en grande partie à l'état de réserve ; l'autre, la force actuelle, est celle qui se dépense. Or, quand l'animal est affaibli par des pertes de sang, la- force du pouls augmente. Cela tient à ce que la nature emprunte à celle force tolale qu'elle tenait en réserve, quand l'autre est épuisée » (Haies, Hémostatique.)

marey, Circulation. j,j

constante s'accompagne de variations plus étendues. Cette ligure est déduite d'une série d'expériences laites au moyen du manomètre par différents auteurs, Cl. Bernard entre autres, qui constataient, abstraction faite de toute théorie, l'existence du rapport

iriverse,qul-vdent,d!être.;signalé.

Lorsqu'une hémorïhagïe abondante 'a- l'ait baisser la tension -artérielle d'un animal, les oscillations du .manomètre augmentent

t'ig 163. Pouls radial avant une hémorragie, d'après Lorain.

d'amplitude. Le même effet s'observe sur l'homme et tient à la môme cause. J'emprunte à Lorain deux types du pouls, 163 et 164 recueillis sur une femme, l'un avant, l'autre après une abondante hémorrhagie utérine. L'énorme accroissement de l'amplitude du pouls après l'hémorrhagie est le résultat de l'abaissement de la tension artérielle. On remarque dans la figure 164 que le pouls est devenu très fortement dicrote après l'hémorrhagie, ce qui

,K m. Pouls radia! après une hémorragte abondante, chez le rifcp sujet, d'après- Lorain

résulte de la brusque pénétration du sang lancé par le ventricule dans les artères détendues.

XIms, si.'bémorrhagie est rt, abondante ,J£ 'contraction des vaisseaux qui relève la tension el fa t dispaïait e

auVentation de l'amplitude du pouls, d'autant plus qpe ra haie comme toutes les autres artères, subit une diminution de ea libre ^ » elle seule, sortirait a en rendre le, pulsations très â Mes lui C'est celte espèce de resserrement des vaisseaux qu Hunier a ob9Crvé chez les animaux tués par hcmorrhagie et

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