‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 159 sur 431 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

qui a été pour lui le point de départ de la découverte de la contraclilité des artères, $ 108.

Quand nous parlerons de la fièvre, nous montrerons que l'amplitude du pouls qui l'accompagne tient également à l'abaissement de la tension artérielle chez les fébricilanls, abaissement produit par un relâchement général des petits vaisseaux.

Le pouls si fort que l'on constate chez les gens qui viennent de courir ou de se livrer à un exercice musculaire violent, tient encore à un abaissement de la tension artérielle; nous le démontrerons ultérieurement, à propos des effets de l'action musculaire sur la circulation.

Expériences schématiques destinées a éclairer l'influence de la tension artérielle sur la force du pouls.

\ 186. — Dans les expériences sur les animaux, ii n'est pas possible d'affirmer absolument que la force du cœur n'a pas changé tandis qu'on a vu varier la force du pouls ; aussi y a-t-il grand avantage à recourir à des appareils de physique pour contrôler les résultats de l'expérimentation physiologique. Sur le schéma, en effet, on règle à volonté la force impulsive du cœur ; :on peut donc être sûr qu'elle restera invariable, tandis qu'on changera la tension artérielle en créant des résistances plus ou moins grandes au passage du sang des artères dans les veines.

Expérience. — Rétrécissons les orifices des capillaires généraux dans le schéma et mettons l'appareil en mouvement. Puis, reCUeil-

Fïfi 6,. I-.xpmcnce sur le scl,,ma, - ,. IVusion aftériçlje forte par suile dfuh obstacle dans les pet Us vaisseaux; pools faible. - , Tension faible par suile d'élargissement des petits vaisseau, pouls fort. - Dans ces deux expériences, la force du cœur est restée la même.

Ions le tracé des pulsations d'une artère en 1 (fïg. 165). Au milieu du tracé, supprimons l'obstacle au passage du sang artériel; aussitôt, en 2, la tension diminue et l'amplitude des pulsations augmente! Un manomètre appliqué aux artères du schéma aurait présenté

292 LA Cm'CULATIOT DU SANG,

les mômes différences dans l'amplitudedeses oscillations; celles-ci auraient été faibles lorsque la tension était élevée, elles seraient devenues fortes quand la tension a baissé.

Si l'on considère que la pénétration plus ou moins rapide et plus ou moins abondante du sang dans le système artériel tient à l'excès de la pression ventriculaire sur la pression dans le système artériel, on conçoit que l'abaissement de la tension artérielle équivaudra exactement à un accroissement de la force du cœur, et on ne verra plus rien de surprenant à cette augmentation de la force du pouls dans toutes les conditions qui font baisser la tension artérielle.

Influence de la durée de 1 intervalle qui précède «ne pulsation

sur la force de celle-ci.

a 187 C'est toujours au même ordre d'influences, c'est-à-dire aux changements de la tension artérielle, que doit se rapporter le phénomène que nous allons décrire et qu'on avait attribué à un changement de la force du cœur.

Il arrive quelquefois que le pouls présente des irrégularités dans son rythme, c'est-à-dire que, tout à coup, le cœur suspende ses battements pendant un instant. Dans ces cas, la pulsation qui

Fi, ia6. latente d« cœur, chute de .a „„>-„ ; g*** * ^VU»termiucuç. est 1 lm , plus forte que les autres.

suit immédiatement la suspension est beaucoup plus forte que tes" On est porté à admettre alors l'existence d'une systole I éne giqne, d'une sorte d'eflort du c.œ„r pour réparer le emp neruu S ais il ne faut voir là qu'une conséquence naturelle de ?aba sseméut de la tension artérielle. pendant l'arrêt du cœur La

Page 1