‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 162 sur 431 · VITESSE DU SANG DANS LES ARTÈRES · texte numérisé non relu

VITESSE DU SANG DANS LES ARTÈRES

Vitesse générale du cours du sang. — Rapport du nombre des battements du cœur à la durée d'une révolution circulatoire. — Hémodromomètre de Wolkmann. — Appareil de Ludwig : Stromuhr. — Méthode de Vierordt; hémotachomètre. — Méthode et appareil de Chauveau. — Méthode fondée sur l'emploi des tubes de Pitot. — Élément constant et élément variable de la vitesse du sang. — Caractères de la vitesse du sang dans les différentes artères. — Signes extérieurs de la vitesse du sang dans les artères.

Lorsqu'on pratique une ouverture aux parois d'une artère, on voit le sang s'élancer au dehors sous forme d'un jet animé d'une grande vitesse. Cette rapidité avec laquelle le sang s'échappe avait fait croire d'abord aux physiologistes que ce liquide se mouvait dans les artères avec une rapidité analogue. Haies, après avoir mesuré la pression du sang artériel (voy. §41), se crut autorisé à en déduire la vitesse de son cours. Il la supposa égale à celle d'une molécule liquide qui tomberait d'une hauteur pareille à celle de la colonne manométrique. C'est précisément la formule de Torricelli pour la vitesse d'un liquide qui s'écoulerait à l'air libre par une ouverture faite à une artère. Haies négligeait donc totalement les résistances que le sang rencontre dans les vaisseaux, et sous l'influence desquelles sa vitesse est considérablement diminuée.

Sauvages1, commentateur de Haies, rectifia cette erreur et comprit l'influence des résistances que présentent les artères. Il appelle virtuelle la vitesse qu'aurait le sang dans l'hypothèse de Haies, et admet qu'en réalité ce liquide n'a qu'une vitesse beaucoup moindre. L'auteur appelle celle-ci vitesse actuelle, mais n'en donne pas l'évaluation.

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