‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 187 sur 431 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

pondait aux artères. Mais, souvent aussi, j'ai trouvé ces ce réfractaires aux changements de la pression, sans qu'il m'ai possible, jusqu'ici, de déterminer la cause de ces différences.

Changements «In rythme du cœur produits par les variations de la pression dans les carotides.

g 227. — Ce n'est pas seulement par la résistance qu'elle oppose aux systoles ventriculaires que l'élévation de la pression du sang /yyjbyrt ralentit les mouvements du cœur. Von Bezold et d'autres physio- lv^vC^c logistes ont démontré que l'élévalion de la pression du sang dans ^ les vaisseaux encéphaliques ralentit le rythme du cœur, probablement en agissant sur les origines du nerf vague. L'abaissement de la pression dans les carotides produit, au contraire, l'accélération du cœur.

François-Franck1 a vérifié ce rôle des changements de la pression intra-crànienne par des expériences variées; les plus con- ^^^j, cluantes sont celles où ce physiologiste avait soumis le cerveau à une circulation artificielle totalement indépendante de la circulation cardiaque et où des élévations de la pression dans les artères cérébrales arrêtaient le cœur ou en ralentissaient les mouvements.

C'est peut-être à la diminution de la pression intra-crânienne l'est due l'augmentation considérable de la fréquence des bat- ^ tements du cœur qu'on provoque, chez le chien particulièrement,

en comprimant les carotides. Cet effet, signalé par de nombreux physiologistes, a fait l'objet de recherches spéciales de la part de - Schiff qui attribue l'accélération du rythme du cœur à l'anémie du cerveau.

§ 228. — Influences indéterminées qui modifient la fréquence du pouls. — Sous ce titre, nous rassemblerons un certain nombre d'influences dont le mode d'action reste obscur. Ainsi, l'influence de l'âge est très marquée : le pouls de l'enfant, à la naissance, est plus rapide que dans les années suivantes, il se ^ u^ÙÀ ralentit encore dans l'âge adulte et ne reprend une. certaine accélération que dans la vieillesse. On trouve dans les traités

Y. François-Franck, Trav. lab.. III, 1877, p. 273.

classiques l'exposé de nombreux travaux statistiques entrepris à cet égard.

L'influence de la taille est également marquée : les grands animaux ont le pouls plus lent que les petits; les individus de haute stature l'ont plus lent que ceux de petite taille. C'est peut-être la môme raison qui fait que le pouls de la femme est en général plus rapide que celui de l'homme1.

§ 229. — Des variations diurnes de la fréquence du pouls. — En notant à intervalles réguliers le chiffre de leurs pulsations, plusieurs observateurs ont constaté qu'à certaines heures le pouls s'accélère, yjJ^ % qu'à certaines autres il se ralentit. L'influence du repas est maniq^y/-> J- feste, elle accélère le pouls ; le sommeil le ralentit. 11 est trèsdiffîcile de faire sur soi-même de semblables expériences: le fait d'observer de temps en temps la fréquence de son pouls pendant la nuit exclut ou atténue l'influence du sommeil. Il semble que la fréquence du pouls se rattache à des modifications générales de ^v— > yt*v^ 1 état circulatoire et de la température du corps. On observe le LiX- o^a, Uwv^-matin, au réveil, un ralentissement du pouls avec lous les carac- J^JU lères de la forte tension ; le soir, au contraire, le pouls s'accélère et J^X/IaL*-^ présente le caractère de la tension faible. Du reste, toutes sortes d'influences président à ces variations diurnes: la température ambiante, l'état de repos ou de fatigue du sujet observé, la nature et la quantité des aliments qu'il a pris suffisent pour modifier les variations horaires de la fréquence du pouls2.

1. Consulter, pour l'exposé de ces différentes influences sur la fréquence du pouls, Milne Edwards : Physiologie et analomie comparées, t. IV. p. 51 et suiv.

2. Le docteur Prompt a éludié sur lui-môme les variations diurnes de la fréquence du pouls et les a traduites par une courbe. (Arch. gèn. de mèd., n° oct. 1867 et suiv.) Le même auteur a traduit en courbe les chiffres donnés par Barcnsprung pour les variations horaires de la fréquence de son pouls. Or, ces deux courbes ne se correspondent point. Peut-être faut-il attribuer ces écarts à la différence dans le genre de vie propre à des nations différentes.

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