‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 188 sur 431 · CIRCULATION DANS LES VAISSEAUX CAPILLAIRES · texte numérisé non relu

CIRCULATION DANS LES VAISSEAUX CAPILLAIRES

Limites du système capillaire au point de vue physiologique. — Aspect de la circulation capillaire vue au microscope. — La force du cœur agit seule dans la circulation capillaire. — Pression du sang dans les capillaires ; sa décroissance rapide. — Variations inverses de la pression du sang dans les capillaires artériels et veineux. Mesure de la pression du sang dans les capillaires. — Vitesse du sang dans les capillaires. — Variations du mouvement du sang dans les capillaires.. — Signes extérieurs des variations de la circulation capillaire. — Changements de volume des organes sous l'influence des variations de la circulation capillaire. — Différences que présente le pouls des organes suivant l'état de la circulation capillaire.

Les artères se ramifient en branches de plus en plus petites; les plus fins de ces vaisseaux laissent à peine passer un globule de sang; puis, ces voies s'élargissent en convergeant de nouveau et donnent ainsi naissance aux radicules veineuses, aux veinules et aux veines proprement dites. Les petits vaisseaux intermédiaires aux artères et aux veines ont reçu le nom de capillaires.

Limites du système capillaire au point de vue physiologique.

§230.— Au point de vue physiologique, il est difficile de distinguer les capillaires des artérioles et des veinules ; c'est arbitrairement que les anatomistes réservent le nom de capillaires à des vaisseaux dont le diamètre est inférieur à 0uim,120, car le diamètre des capillaires change d'un instant à l'autre; du reste, les mouvements du sang n'y diffèrent pas de ceux que l'on observe dans les artérioles qui leur donnent naissance ou dans les veinules qui les continuent. Une distinction basée sur la structure n'est pas plus légitime, car les plus petits vaisseaux, réduits à la tunique endothéliale transparente du système vasculaire, ne sont pas, comme on le croyait autrefois, dépourvus de la propriété con-

traclile ; ils peuvent, comme les arlérioles, régler, en modifiant leur calibre, la quantité de sang qui les traverse. Nous appellerons donc circulation capillaire le cours du sang dans les petits vaisseaux, tel qu'on l'observe en plaçant sous le microscope une membrane transparente et vasculaire. La membrane interdigilale, le poumon ou la langue de la grenouille, le mésentère des petits animaux, sont les tissus les plus favorables à l'examen de la circulation capillaire.

Aspect de la circulation capillaire vue au miernscop - .

g 231. — La présence des globules du sang rend la circulation visible; ces corpuscules, entraînés par le sérum sanguin, permettent de suivre le sens du courant et de reconnaître les capillaires artériels à ce que le mouvement s'y fait des troncs les plus volumineux vers des branches de plus en plus fines, et les capillaires veineux, à ce que le courant y va des rameaux aux branches et aux troncs.

Rien de plus varié que les dispositions qu'affectent les vaisseaux capillaires dans le parenchyme des organes : étirés en rameaux parallèles dans les muscles où ils occupent l'interstice des fais

ccaux1, ils prennent ailleurs la forme d'anses, de réseaux polygonaux ; ils ont, dans le rein, des formes pelotonnées. Toutes ces w .^^-dispositions sont en rapport avec la structure du tissu dans lequel les capillaires se distribuent, enveloppant les éléments analomiques d'un réseau plus ou moins serré. Mais, indépendamment de JL^^/- ces voies terminales où le sang se trouve en intime contact avec 4^ les éléments organiques, il existe entre les artères et les vei-

tXvL nés des anastomoses plus larges décrites par Sucquet5, voies

de dérivation par lesquelles le sang trouve un passage assuré si les capillaires les plus ténus lui présentent un trop grand

1. Au point de vue de la richesse de la circulation musculaire, il faut, avec Ranvicr (Comptes rendus de VAcad. des se., t. LXXVII, p. 1105), distinguer les muscles blanr des muscles rouges; ces derniers présentent entre leurs vaisseaux de nombreuses anastomoses à renflements variqueux dans lesquels peut se loger une assez grande

quantité de sang. i

2. Sucquet, D'une circulation dèrivalricc dans les membres et dans la tele c/ic

l'homme. Paris, 1862.

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