‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 210 sur 431 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

l'omis vasculaire.

g 263. — Puisque la section du grand sympathique rend les vaisseaux plus larges qu'à l'état normal, et puisque, d'autre part, l'excitation de ce nerf les resserre jusqu'à l'effacement presque complet de leur calibre, il faut admettre qu'à l'état physiologique les vaisseaux sont dans un état de resserrement moyen ; on appelle cet état tonus vasculaire. C'est dans les centres cérébro-spinaux qu'on a cherché l'origine^ de l'action nerveuse qui tiendrait les vaisseaux dans un état permanent de contraction analogue à celle qu'on admet pour les muscles volontaires. dont les nerfs sont intacts. Vulpian1 pense que le tonus vasculaire "a son origine dans la moelle épinière, car après avoir sectionné la moelle ij^^ vers le milieu de la région dorsale, il a provoqué un resserrement réflexe des yaisseaux de l'un des membres postérieurs d'un animal, en excitant les nerfs sensitifs du côté opposé. C'est du moins ce que ce savant croit pouvoir conclure d'un abaissement de la température qu'il a observé dans cette expérience.

Quelques auteurs ont pensé que le tonus vasculaire était sous la dépendance de cellules ganglionnaires situées dans les parois mêmes des vaisseaux, au milieu des tubes nerveux,- et formant avec eux ce qu'on a appelé les plexus, ganglionnaires. En attribuant à ces ganglions le rôle de centres vaso-moteurs, on se fondait principalement sur une expérience de Cl. Bernard, " aujourd'hui contesiée j' à savoir que des ganglion^ du- sympathique peuvent être le siège d'actions réflexes.

Nerfs vaso-dilatateurs.

§ 264 Certaines expériences de Schiff avaient fait penser à ce physiologiste que la paralysie vasculaire qui suit la section du grand sympathique ne produisait pas la dilatation complète des vaisseaux et que d'autres nerfs devaient exister pour provoquer une dilatation vasculaire encore plus prononcée. Ainsi, après avoir coupé le grand sympathique au cou d'un chien et pris la tempé-

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