‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 211 sur 431 · Vulpian, Leçons sur l'appareil vaso-moteur, t. I, p · texte numérisé non relu

Vulpian, Leçons sur l'appareil vaso-moteur, t. I, p

rature de l'oreille, Schiff constatait que, s'il faisait courir l'animal, l'oreille s'échauffait encore plus. C'était pour lui la preuve d'un surcroit de dilatation vasculaire.

Nous verrons plus loin que les conclusions tirées des changements de la température d'une région, relativement à l'état de relâchement et de resserrement de ses vaisseaux, ne sont pas à l'abri de tout reproche ; il n'en est pas moins vrai que les prévisions de Schiff devaient bientôt se vérifier. Ce fut encore Cl. Bernard qui démontra l'existence de nerfs vaso-dUatatews.

En expérimentant sur la glande sous-maxillaire et en galvanisant la corde du tympan que Ludwig1 avait signalée comme exci- ' <^<^J^ tatrice de la secréfcion salivaire, Cl. Bernard vit que la circulation de la glande était plus rapide, que les vaisseaux y étaient plus

i^-/L/r larSes et(Iue le sang veineux coulait rouge, jaillissant d'une

<*jy~~ ■ manière saccadée par une plaie faite à la veine. Cl. Bernard rattacha tous ces effets a une dilatation vasculaire produite directement 'J^par l'excitation de la corde du tympan et pensa que la vitesse du sang expliquait pourquoi ce liquide revenait par les veines sans avoir eu le temps d'acquérir les caractères veineux et la coloration noire2. Cette dilatation des pelils vaisseaux rendait compte également du pouls veineux qui s'observait en même temps.

Mais comment expliquer l'action d'un nerf pour augmenter le diamètre des vaisseaux? Certains auteurs, parmi lesquels Schiff paraît être le premier, n'hésitèrent pas à admettre l'existence de fibres musculaires dilatatrices qui, prenant leurs points d'appui en dehors des vaisseaux, rayonneraient vers les parois de ceux-ci et y prendraient leur attache mobile. Le raccourcissement de ces fibres devait produire naturellement la dilatation des vaisseaux; mais personne n'a vu ces fibres, et du reste leur existence ne saurait être admise dans certains tissus où cependant la dilatation vasculaire active s'observe, et où il n'existe pas de point fixe pouvant servir d'appui à cette action musculaire. Ainsi, dans les vaisseaux du mésentère et de l'intestin, la dilatation active se montre très prononcée, et pourtant ces vaisseaux n'ont en dehors de leurs parois molles que des tissus aussi mous qu'eux-mêmes.

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