‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 212 sur 431 · Ludwig, Zeilschrift fur rationn. Med · texte numérisé non relu

Ludwig, Zeilschrift fur rationn. Med

2. Cl. Bernard, Comptes rendus de l'Acad. des se, 25 janvier 1858, elJourn. de la Physiol. de Brown Séquard, I, p. 233, II, p. 245. — Bidder, Exp. und anal. Untersuchungen uber die Nerven von Gland, subm. (Arch. Reichert et Du Bois-Ileym., 1866 et 1867.)

CHAPITRE XXIV. 399 Cl. Bernard pensa que l'action des nerfs vaso-dilatateurs contre-balançait celle des constricteurs, peut-être en agissant sur les plexus ganglionnaires situés dans les parois des vaisseaux. L'idée qu'il existe une dilatation active n'en est pas moins soutenable, car elle a pour elle des faits évidents . Mais l'interprétation en est fort vague : v>~ pour Brown-Séquard, il y aurait une sorte d'appel du sang par les tissus. Nous ne saurions admettre un rôle semblable de la part des . vaisseaux à parois minces et dépressibles. Du reste, la plupart des ,^ physiologistes rejettent cette aspiration du sang, véritable équivalent de la diastole active du cœur.

Une expérience de Heidenhain, devenue classique, prouve bien kl^uJh^qu'il n'y a pas attraction du sang par les organes en fonction. Heidenhain a montré que quand on a supprimé, au moyen de l'atropine, toute activité sécrétoire des glandes salivaires, l'exci- • tation de la corde du tympan continue à produire les mêmes phénomènes de dilatation vasculaire1.

Cl. Bernard, à défaut d'explication, se contentait, dans ces dernières années, d'employer une image : il disait que l'action de certains nerfs peut annuler celle de certains autres , de même qu'en optique la superposition de deux ondes lumineuses produit l'obscurité. C'est ce qu'on appelle la théorie de l'interférence.

Multiplicité des nerfs vaso-dilatateurs.

g 265.— Le phénomène décrit par Cl. Bernard sur la glande salivaire resta longtemps isolé: certains physiologistes essayant de le nier et de répudier l'existence de nerfs vaso-dilatateurs, de même qu'on avait essayé de nier cette exception étrange par laquelle, en excitant le pneumogastrique, on produit l'arrêt en diastole ou du moins le ralentissement du rythme du cœur, § 37. Mais bientôt le nombre des nerfs vaso-dilatateurs se multiplia sin- Cc/^J gulièrement : Eckhard2 décrivit sous le nom de nervi erigentes 'h* des nerfs du plexus sacré qui se rendent aux corps caverneux et qui, lorsqu'on en excite le bout périphérique après les avoir divisés, provoquent la turgescence du gland, ainsi qu'une circulation

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