Heidenhain, PflugeSs Ardu, t. V, p. 309. . ù
2. Eckhard, Untersuchungen ùber die Erection des Pénis beim Hunde (Deilr. sur Anal, und Pkys.,\U Abhand., Giessen, 1863).
plus rapide du sang veineux qui devient rouge. Loven1 a confirmé ces faits et admet l'existence de petits ganglions nerveux sur le trajet des nerfs érecteurs. Goltz2, après avoir coupé la moelle épinière d'un chien, et produit de cette manière un échauffement des membres postérieurs en paralysant les vaisseaux, dit qu'en 7* faisant ensuite des sections du nerf sciatique , il a vu réchauffement augmenter encore. A en juger par les élévations de température successivement obtenues, cet auteur croit avoir provoqué ^p~*des dilatations vasculaires à chaque fois qu'il portait le scalpel sur le bout périphérique du sciatique coupé. Ces excisions suc- V *'{) y£ cessives agiraient, d'après Goltz, en excitant des filets vaso-dilata- :<^J^" ^jU^'-V^eurs contenus dans le sciatique.
Mais Putzeys et Tarchanoff3, reprenant les mêmes expériences, ont fJLl z /V vu Que le premier effet de la section du sciatique est un resserrement des vaisseaux, la dilatation n'arrivant que d'une manière secondaire et comme par l'épuisement de la contractilité. A***^'^ Dastreet Morat sont arrivés à des résultats analogues, en exciï- t tant le nerf sciatique pendant qu'ils exploraient à la fois la pres-
^^/,v~f'v~^' sion artérielle et la pression veineuse par la méthode indiquée cidessus, § 260.
Ces résultats contradictoires semblent prouver que le nerf scia- *> tique est trop complexe pour servir à de telles expériences ; qu'il
^^jj^ .^H^*"^ contiendrait en effet les nerfs vaso-moteurs de deux sortes et que, ■y^vw suivant les circonstances, les constricteurs ou les dilatateurs agi-
raient d'une façon prédominante4.
1. Lovcn, Uber die Erwcilerung von Arterien in Folge einer Nervcn Erregung, Lab. Ludw., 186G.
2. Gollz, Ueber gefàsserweilerende Nervcn (P/liiger's Arch., 1874).
3. Putzeys et Tarchanoff, Ueber den Einfluss des Ncrven sysl. aufden Zustand der Gefàsse. Arch. de Reich. et Du Bois Reymond, 1874.
4. En étudiant les effets des excitations traumatiques sur la conlractilité des vaisseaux cutanés § 250, j'ai maintes fois constaté que, pour provoquer un resserrement vasculaire évident, il faut agir sur la peau lorsqu'elle est chaude et fortement colorée. Lépine croit pouvoir établir comme un fait général que, suivant que les vaisseaux sont dilatés par la chaleur ou resserrés par le froid, l'excitation d'un même nerf produit des effets opposés. Ainsi, après avoir dilaté par la chaleur les vaisseaux de la patte d'un chien, ce physiologiste a vu l'excitation du bout périphérique du nerf sciatique provoquer un abaissement de température. Sur une patte refroidie, la même excitation produisit un échauffement notable. (Lépine. — Soc. de Biologie, 4 mars 1876.)
L'incertitude qui s'attache toujours aux expériences dans lesquelles on estime l'état des vaisseaux d'après la température, a engagé Lépine à reprendre ces expériences dans des conditions plus rigoureuses. Sur les conseils de Ludwig, il recourut à l'emploi d'une sorte de pléthysmographe. Or, bien que les résultats généraux de ces nouvelles expériences confirment ceux qu'il avait obtenus d'abord. Lépine a fait cette observation : que